Plus de 10 ans après la crise financière de 2008, où en sont les bonnes résolutions que l’on a entendues de la part de différents acteurs économiques ? L’architecture financière de nos économies est-elle à l’abri d’une nouvelle crise comparable à celle de 2008, voire plus grave ?
De plus en plus d’économistes critiquent le bien fondé du “Quantitative Easing” (Assouplissement quantitatif) consistant pour les banques centrales à acheter des milliers de milliards de dollars de titres financiers (créances “plus ou moins” fiables des banques, emprunts émis par les Etats, ...), et à maintenir des taux d’intérêt très bas pendant une période assez longue. Certes la récession économique crainte ne s’est pas produite, mais on assiste aussi au gonflement des valeurs boursières, à l‘augmentation de l’endettement, et à l’accroissement des inégalités.
Au delà de ces discussions assez “techniques”, certains économistes sont positionnés sur des critiques plus radicales et voient dans ces difficultés le chant du cygne de la dérive financière du capitalisme, voire le signe qu’il est temps d’adapter nos systèmes économiques et politiques à la finitude des ressources.

Nos intervenants
Virginie Monvoisin, Enseignant-chercheur en économie monétaire et financière
Gilles Sanfilippo, Enseignant-chercheur en finance
Denis Dupré, Enseignant-chercheur en éthique, finance et écologie