Au thé dansant que donnait Madame Leduc, on parlait beaucoup d’Hélène, une jeune fille pauvre et orpheline, que sa tante avait recueillie quelques mois auparavant, mais qu’elle traite comme une domestique. Madame Damplesmes, ses enfants et sa nièce vivent dans une maison qui appartient au beau-fils de cette dame, Lorenzo, fils d’un premier mariage. « Lorenzo, nature ardente, un peu violente même, difficile à diriger, mais intelligent et loyal, détestait sa belle-mère qui a toujours aimé louvoyer, ruser, et dont il devinait l’influence néfaste sur la trop faible volonté de son père. Il y eut, paraît-il, de nombreux conflits entre eux – si bien qu’à dix-huit ans il s’engagea et partit pour le Maroc. Au moment de la mort de son père, il se trouvait à l’hôpital, ayant été blessé gravement dans la défense d’un poste. Un échange de lettres eut lieu entre le notaire et lui pour le règlement du testament de son père, qui lui léguait la maison de famille, puis il était parti chercher fortune en Afrique du Sud et n’avait plus donné de ses nouvelles ».

On le croyait mort, lorsque, tout d’un coup, un inconnu descend du train à la gare de Treilhac.

C’est Lorenzo, pauvrement vêtu, qui ne semble pas avoir fait fortune au cours de ses aventures. Chacun l’évite, pour ne pas être vu en compagnie de ce misérable. Toutefois, Madame Damplesmes craint que ce beau-fils ne la chasse, elle et ses enfants, de la maison qu’il a reçue en héritage mais dont il s’est désintéressé pendant des années. Elle  reçoit avec froideur et mépris ce raté, ce vagabond, à qui elle avait prédit les pires malheurs…