Passe-droits, travaux somptuaires dans une résidence de la République… Tout lui était permis, jusqu’au sentiment de toute-puissance.

La mise à l’écart de la justice (jusqu’aux révélations du Monde), mais aussi la manière dont les pouvoirs régaliens visant à l’ordre et à la sécurité de la présidence ont été organisés autour d’Alexandre Benalla : voilà comment l’affaire s’est muée en scandale d’Etat. Mis en examen depuis dimanche 22 juillet par un juge d’instruction chargé de démêler l’écheveau des responsabilités dans le tabassage de manifestants, le 1er mai dernier, Alexandre Benalla, 26 ans, n’était sur le papier qu’un obscur collaborateur, un jeune militant porté par la victoire de son mentor en mai 2017.

Mais le petit « adjoint au chef de cabinet » – car tel était son titre officiel jusqu’à qu’il soit licencié – est devenu grâce à la confiance dont il bénéficiait de la part d’Emmanuel Macron un puissant protagoniste du pouvoir, omniprésent au plus près du chef de l’Etat et de sa femme qu’il côtoyait lors d’événements publics mais aussi familiaux. Sans en être le chef, il a ainsi organisé le petit groupe chargé de la sphère privée dont chaque président se dote, dédié aux affaires secrètes du chef de l’Etat. Un groupe de petite taille étant donné, comme l’explique un homme de l’art, « que l’agenda privé est plus facile à gérer dans un contexte forcément moins dangereux, car non public ». « Il n’était pas anormal qu’il prenne ça en main, étant celui qui bénéficiait de la confiance du président », reconnaît un cadre du ministère de l’Intérieur.

Décrit comme « dévoué » au chef de l’Etat – après avoir servi le PS, notamment dans les rangs de son service d’ordre -, l’homme a su mettre à son profit cette proximité rarement vue pour un civil soudain chargé de protéger le président de la République et sa femme, sans avoir bénéficié d’une réelle formation en la matière.

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