Tout récemment, Franceinfo révélait que Ségolène Royal, nommée ambassadrice des pôles en juin dernier par Emmanuel Macron, détournerait l’enveloppe et les collaborateurs mis à disposition dans le cadre de sa mission, à des fins personnelles. L’ancienne présidente du conseil régional de Poitou-Charentes a réfuté avec la plus grande fermeté ces déclarations, qu’elle a jugé être des « insinuations diffamatoires ».

Une absence qui en dit long 

En juin 2017, Ségolène Royal succédait au défunt Michel Rocard, au poste d’ambassadrice chargée des négociations internationales relatives aux pôles arctique et antarctique. Rappelons que le conseil de l’Arctique est une instance intergouvernementale Fondée en 1996. Elle est chargée de « promouvoir les aspects environnementaux, économiques et sociaux du développement durable dans la région de l’Arctique ». La France y occupe un rôle d’observateur depuis 1998. Ainsi, les défis qui attendent Ségolène Royal le 1er septembre 2017, lorsqu’elle prend fonction, sont considérables. Siégeant au conseil de l’Arctique, elle doit gérer les nouveaux enjeux qui confrontent les différents pôles.

Deux ans après cette nomination tout de même contestée, les déceptions sont grandes. La presse affirmait il y a quelques temps, que l’ambassadrice n’avait jamais assisté à une seule réunion du Conseil de l’Arctique, contredisant ses déclarations faites à France 2, sur le plateau de l’émission « On n’est pas couché ». Répondant à Laurent Ruquier et à ses chroniqueurs, celle qui est aussi présidente de la fondation « Désirs d’avenir pour la planète » avait tenté d’expliquer le positionnement de la France, ses missions et de partager son message au sein du conseil de l’Arctique. A ses dépens…

Plus grave, le 16 novembre dernier, une série d’enquêtes sur Ségolène Royal, était publiée par la cellule investigation Radio France. Ségolène Royal y est soupçonnée d’utiliser son rôle d’ambassadrice à des fins personnelles. L’ex compagne de François Hollande, non rémunérée pour cette tâche mais bénéficiant de trois collaborateurs sous contrat avec le Quai d’Orsay et de 100 000 euros par an pour ses frais de mission, se serait servie de son titre pour assurer sa propre promotion. Selon Radio France, l’assistante personnelle et le conseiller en communication, attachés à son cabinet, auraient plusieurs fois accompagné Ségolène Royal dans la promotion de son livre et celle de sa fondation.

« C’est faux, archi faux »

Après les affirmations publiques de l’ex ministre de l’environnement, Mikaa Mered, professeur de géopolitique et spécialiste des pôles Arctique et Antarctique avait vivement réagi sur Twitter et avec indignation : «  En 2 ans, S. Royal ne s’est JAMAIS rendue à la moindre réunion de la moindre instance diplomatique arctique officielle et n’a mené AUCUNE action contre les fuels lourds… Mais qui vérifie ? »

« La France est bien représentée dans ces instances officielles, jamais par notre ambassadeur attitré pour l’Arctique en personne (…) Ce n’est pas juste hallucinant. Ça fait peur… » A-t-il s’insisté.

Une intervention qui a donné lieu à plusieurs réactions des internautes tout autant surpris.

Notons que la maire LREM de Saint-Pierre, Karine Claireaux, dans un courrier adressé en février à Emmanuel Macron et cité dans le Parisien, avait elle aussi signalé l’absence de Ségolène Royal : « jamais elle n’a cherché à prendre attache avec les acteurs de (notre) archipel ».

De son coté, l’accusée était revenue sur les faits reprochés en argumentant sur son compte Twitter : «  Les activités bénévoles et associatives de mes proches ont lieu exclusivement sur leur temps libre ».

Toujours dans le Parisien, elle a brandi la théorie du complot : « Comme par hasard, ces attaques surgissent au moment où j’apparais la mieux placée dans les sondages pour relever le défi de la gauche à l’élection présidentielle ».

Le 20 novembre, invitée dans la matinale de France Inter, elle a répondu agacée, aux questions de la journaliste Léa Salamé : « C’est la première fois qu’on met en cause ma probité et ma capacité et ma force de travail et ça je ne peux pas laisser faire (…) J’étais un peu surprise de m’entendre mise en cause ainsi sur Radio France, de façon diffamatoire et de façon très violente. ».

Ségolène Royal a démenti disposer d’une enveloppe de 100 000 euros de frais, prétendant percevoir moins de la moitié. Elle a finalement conclu que le travail d’enquête du journaliste était mauvais et que les questions qui lui étaient posées à l’interview, étaient celles d’un procureur. Elle a déclaré qu’une plainte avait été déposée.

L’article Ségolène Royal accusée d’utiliser son rôle d’ambassadrice à des fins personnelles : Elle nie en bloc et se défend est apparu en premier sur PLANETES360.