Considéré comme un « bon accord » par le président de la République, le traité de libre-échange signé entre l’UE et le Mercosur risque pourtant de mettre sur la paille un tiers des exploitations françaises de viande bovine.


S’il fallait une preuve supplémentaire du mépris que porte Emmanuel Macron aux paysans de son pays, l’approbation par la France du traité entre l’Union européenne et les pays du Mercosur en est une sérieuse. On aurait pu croire que l’Elysée montrerait moins de cynisme en validant un accord reniant tous les engagements pris mais c’eût été oublier l’assassinat des Etats généraux de l’alimentation par le dé tricotage sournois de la loi Egalim, dont l’objectif était d’assurer un revenu décent aux agriculteurs en incitant l’industrie agroalimentaire et la grande distribution à mieux les rétribuer. Au final, c’est cette dernière qui empoche tout. Révélatrice des véritables intentions du président de la République en matière de politique agricole, la duperie fut telle que Nicolas Hulot claqua la porte.

L’accord avec le Mercosur signifie l’autorisation pour l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay, d’exporter chaque année vers l’Europe 25 000 t de porc, 99 000 t de viande bovine (55 % fraîche et 45 % surgelée) et 100 000 t de volailles provenant d’élevages intensifs, dont on ne pourra vérifier si ces animaux ont été nourris aux tourteaux de soja OGM ou dopés aux hormones de croissance. Ces tonnages bénéficieraient d’un taux douanier de 7,5 %.

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