durée : 00:58:51 - Open jazz - par : Alex Dutilh - ## Au sommaire aujourd'hui

  • Jowee Omicil à la Une
  • 10 CD à gagner de Jowee Omicil "Let's BasH !" en répondant correctement à la question posée par Alex Dutilh. Cliquez sur "contactez-nous" et laissez vos nom, prénom et adresse postale. 1 CD pour les 10 premières bonnes réponses. Bonne chance !
  • Jazz au Trésor : Woody Herman - "The 3 Herds"
  • Jazz Agenda : semaine du 10 au 16 avril 2017
  • Jazz Trotter : Helge Lien - "Guzuguzu"

{% image f00e4783-a906-48f1-ada1-2ee2976f21d9 %}

Souffleur poly-instrumentiste d’origine haïtienne, l'exubérant Jowee Omicil dévoile sur “Let’s BasH!” une oeuvre surprenante et subtile. Une musique qui parle autant au corps qu’à l’esprit, un mélange savamment dosé de ses racines créoles, de gospel, de soul ou de folklores du monde, qui cache en son sein une profession de foi essentielle : “Je veux que le jazz redevienne populaire. Let’s just bash!, c’est mon onomatopée pour dire : show love ! Ce n’est pas une injonction, juste une suggestion”. C’est donc ainsi que Jowee Omicil a baptisé son nouveau disque, en référence aux “bash parties”, les fêtes joyeuses d'outre-Atlantique : “Il faut tourner le négatif en positif !“ Jowee Omicil est à l’image de son nom : il ne ressemble à personne. Toutes les routes mènent à Jowee, quand il s’agit de jazz en Haïti. L'énumération des projets ancrés dans l’île auxquels il a participé le confirme : Jowee Omicil a déjà bien bourlingué.

Né à Montréal en décembre 1977, Jowee grandit dans les quartiers métissés de la métropole bilingue, entre les communautés haïtienne et québécoise. Fils d’un pasteur, Jowee est recruté par son père à quinze ans quand celui-ci veut former un orchestre pour l’église. L’autre rencontre décisive dans sa formation sera avec le plus soulful des parkériens, Ornette Coleman, que Jowee Omicil croise en 2008 lors du Festival de Jazz de Montréal : “Je l’ai remercié pour ses mélodies, son blues. Il m’a donné à l’oreille son adresse et son téléphone ! J’ai attendu trois ans avant d’aller chez lui. Il m’a ouvert comme si on s’était vus la veille”. Avec le maître de l’harmolodie, il échange des heures, sans jamais toucher l’instrument. Tout se passe entre les lignes. “Chez lui, j’étais comme à la maison. Ornette est l’une des personnes les plus chaleureuses que j’ai rencontrées. Quelqu’un de libre, de très drôle”. Entre-temps, Jowee Omicil apprend beaucoup. Tout d’abord sur les bancs du prestigieux Berklee College of Music de Boston où il étudie de 1997 à 2001 avant de s’installer pour de bon à New York.

Avec son nouvel album, son premier disque “international”, le storytelling mélodique demeure essentiel. ”Il faut raconter des histoires avec la musique. Sinon, ça sonne creux. La musique, je ne la fais pas pour moi, mais pour que les gens y trouvent un refuge, une échappatoire”. Pour brasser les idées qui habitent son esprit, la créolité reste le creuset. À ses côtés, il a ainsi convoqué un casting extra-large. Durant les cinq jours des sessions, au cours d’une semaine de pleine lune, ce sont quatorze musiciens qui défilent au mythique studio La Buissonne ; tous rassemblés autour des mélodies tramées par le bouillonnant Jowee et de ses cris qui montent vers le ciel : “Nous avons enregistré plus de quatre-vingt morceaux. Le dernier jour, on a même fait une suite de plus de deux heures à partir de minuit, non stop !” Sur “Let’s BasH!”, le saxophoniste invite à un voyage spirituel, où l’on croise en chemin La bohème d’Aznavour transfigurée et l’esprit du Cap-Verdien Luis Morais, l’âme de La Nouvelle-Orléans et un hommage masqué à Tinariwen, un titre en clin d’œil à Jay-Z, d’autres plus proches de la musique indienne…

Ailleurs, il salue Miles, en mode sourdine, avant d’enfourcher la clarinette, dans un style à l’ancienne.L’album est un voyage multidirectionnel, notamment dans des pays que j’ai déjà foulés, et d’autres imaginaires. Il y a une telle diversité de sons dans ma musique, c’est ce que je voulais présenter avant tout. Le voyage est, pour moi, fondamental.

{% embed youtube VWvbzRAnqms %}

Où écouter Jowee Omicil

Programmation musicale

Jowee Omicil « Let's BasH ! »

Let's Just Bash ! (Jowee Omicil)

Jazz Village

{% image d43c461f-f45f-4efa-a911-75da9c230598 %}

Jowee Omicil « Let's BasH ! »

Love and Honesty (Jowee Omicil)

Jazz Village

{% image 0a819773-af12-449e-9162-c5ffa1417f12 %}

Ornette Coleman « The Art Of The Improvisers »

Just For You (Ornette Coleman)

Atlantic 7567-90978-2

{% image f5340ed1-f3ce-426e-8d5d-78c04f31f91b %}

Strio « Départ »

Sage (Romain Nassini)

Gaya 039

{% image 1a487711-c0a4-4ef0-b306-c56820a5aea8 %}

Woody Herman « The 3 Herds »

Four Brothers (Jimmy Giuffre)

Columbia Legacy 889854072520

{% image 74a698c1-87d4-4a65-ad93-787de6381219 %}

Dhafer Youssef « Diwan Of Beauty and Odd »

Dancing Under a Cerulean Sky (Dhafer Youssef)

Okeh 889853401321

{% image 744e9dc6-85c4-4543-8bfe-e8bdd048f596 %}

Dominic Miller « Silent Light »

Baden (Dominic Miller)

ECM 2518

{% image c98754df-9520-431e-ba87-65de78243360 %}

Yonathan Avishai, Modern Times « The Parade »

Picnic (Yonathan Avishai)

Jazz and people 816008

{% image 8b34d23f-fe8b-4289-8a23-f5c3f376587c %}

Helge Lien « Guzuguzu »

Guzuguzu (Helge Lien)

Ozella 070

{% image aea91ee7-c8e2-40df-9618-afc80c4834c3 %} - réalisé par : Fabien Fleurat