Jacques Crickillon était un homme de révolte. Le poète, l’écrivain, le romancier belge nous a quittés le 11 février dernier et, dans les deux entretiens qu’il avait eus avec Martine Cornil et Dolores Oscari, il sort du convenu, du banal. Jacques Crickillon osait, avec fermeté et tendresse, tordre le cou aux idées toutes faites. C’était un solitaire, qui avait rempli sa solitude de livres ; c’était un amoureux, pour qui la rencontre avec sa compagne aura décidé de son sort ; c’était un respectueux du vivant, des pierres comme des chats ; c’était un élégant toujours coiffé d’un chapeau de cow-boy ; c’était un mohican, le dernier peut-être, à défendre la marge où se tenir et résister ; c’était un désabusé plein d’espoir.
On le retrouve ici grâce aux archives de la Sonuma, en 2002 avec Martine Cornil et 1994 avec Dolores Oscari.