L’économie circulaire, qui encourage la réutilisation et le recyclage, est bonne pour la planète, c’est certain. Mais est-elle bonne également pour les entreprises ? De grands groupes spécialisés dans des produits de grande consommation – disons-le clairement : dans des produits jetables – dépendent fortement de leurs volumes de vente. Que se passera-t-il s’ils sont contraints à produire des biens plus durables, susceptibles d’être davantage réparés ? Leurs coûts ne vont-ils pas grimper en flèche si on les oblige à reprendre les objets usés pour les recycler ? En réalité, au-delà de ces contraintes qui semblent peu compatibles avec le business model d’une telle entreprise, l’économie circulaire présente des avantages économiques considérables. Face aux coûts de plus en plus élevés de l’extraction de matières premières, le recyclage offre une possibilité d’économie intéressante pour les entreprises. Vendre des produits durables appelés à être réparés au lieu d’être remplacés permet aussi à une entreprise de se lancer dans des activités de maintenance, plus rémunératrices que la simple vente d’un produit. Quant au consommateur, il sera aussi gagnant en achetant des biens qu’il faudra remplacer moins souvent. Sur le plan économique, circulaire ne rimera pas avec déficitaire.