Au Bénin, la transhumance a pris fin le 31 mai dernier. Deux victimes recensées alors que les conflits entre agriculteurs et éleveurs de passage avaient fait 46 morts l’an passé. Depuis 2017, la transhumance est encadrée par les autorités : un arrêté fixe les dates de début et de fin, les couloirs de passage réglementaire et interdit d’aller au sud du pays. Et pour cette campagne, les troupeaux venus des pays voisins devaient payer une taxe à la frontière : 5 000 francs CFA par tête de bétail pour les bœufs, 1 000 francs CFA pour les petits ruminants. Delphine Bousquet s’est rendue dans le département des Collines, juste avant la zone interdite, pour comprendre comment les conflits majeurs ont pu être évités.