Au Nigeria, depuis le début de l’année, 258 malades ont été confirmés positifs et 41 personnes sont mortes de cette fièvre hémorragique endémique -selon les derniers chiffres publiés ce vendredi 7 février 2020-  qui frappe aussi régulièrement le Bénin, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée ou le Niger. Moins connue que sa cousine Ebola, cette maladie ferait pourtant plus de 5 000 victimes par an en Afrique de l’Ouest.

L’hôte du virus, le rat à multi-mamelles, s’approche des habitations à la saison sèche, entre décembre et mai, provoquant une épidémie à cette période de l’année. L’homme est contaminé principalement par contact avec des animaux infectés, mais le virus peut aussi se transmettre entre humains. Si les mesures de sécurité sanitaire ne sont pas strictement respectées, le personnel de santé se met à son tour en danger de mort. Trois docteurs et un infirmier ont ainsi perdu la vie au mois de janvier.

Notre correspondant, François Hume-Ferkatadji, s’est rendu au centre de traitement des maladies infectieuses de l’hôpital nigérian d’Owo, dans l’État d’Ondo, l’un des plus touchés par l’épidémie, pour suivre le travail des équipes médicales, acculées par l’afflux de nouveaux malades. Des soignants qui doivent aussi informer longuement les patients et les proches sur une maladie encore méconnue, malgré son taux de mortalité hospitalière qui dépasse les 20%.