À Madagascar, les différents types de climats permettent le développement d’une multitude de cultures fruitières et maraîchères. Toutefois, l’archaïsme du système agricole et le manque d’infrastructures routières notamment, limitent les débouchés de ces productions. Résultat, les prix s’effondrent et beaucoup de stocks restent invendus dans les régions productrices, faute d’écoulement des marchandises.

Alors, pour inverser la tendance, certains organismes forment paysans et entrepreneurs aux techniques de séchage. C’est le cas du CEAS, le Centre écologique Albert Schweitzer, une ONG suisse, qui a développé le séchage de mangues au Burkina Faso, pays aujourd’hui à la pointe tant en matière de fabrication du matériel qu’en techniques de transformation. Le CEAS souhaite dupliquer cette success-story sur la Grande Île. Reportage au cœur d’une petite sécherie de fruits en banlieue de la capitale.