Au Maroc, après de multiples reports depuis 2016, les amendements de la réforme du Code pénal ont enfin été déposés. Parmi les changements envisagés : la légalisation de l’avortement dans quatre cas exceptionnels. En cas de viol, d'inceste, de malformation du fœtus et de trouble mental de la mère. Une éventuelle légalisation serait une grande avancée dans le pays.

La pénalisation de l’avortement - doublée d'une pénalisation des relations extra conjugales - entraîne en effet de multiples abandons d’enfants. Selon les derniers chiffres du ministère (janvier 2020), 360 bébés ont été abandonnés sur la voie publique en 2018, et 1 741 enfants laissés à leur sort. Un fléau contre lequel luttent société civile et associations.