À l’extrême sud-est du Nigeria, plus précisément dans la localité d’Obanliku, où derrière ses collines se perpétue une tradition pouvant être assimilée à de l’esclavage. Dans le nord de l’État de Cross River, la communauté Becheve maintient une tradition ancestrale illégale selon les lois nigérianes. Un débiteur peut régler sa dette en vendant sa fille sans son consentement (enfant, adolescente ou jeune femme adulte) à un créancier. Cette « transaction » s’intitule « Money Marriage » que l’on pourrait traduire par mariage monétaire. Parfois pour une somme inférieure à 4 euros, de très jeunes enfants sont vendus à des hommes deux à trois fois plus âgés que leurs parents. Longtemps considéré et toléré comme un fait coutumier par l’État de Cross River, cette pratique est depuis quelques années combattue sur le terrain par des ONG nigérianes. Pour le premier reportage d’une série de trois épisodes, voici le portrait de Dorthy, une femme victime du « Money Marriage ».