Le 14 juillet, à 10h34 heure de Paris, l’armée de l’air défilera au-dessus des Champs-Élysées à l’occasion de la Fête nationale. Un rendez-vous annuel très attendu par les Français. Mais ce spectacle se prépare et des répétitions générales du défilé ont lieu. 

De notre envoyée spéciale à Orléans,

Dans une minute à peine, l’A400M, plus gros avion de l’armée de l’air va décoller. Au programme : 1 heure 30 de vol pendant laquelle des avions de plusieurs bases françaises vont rejoindre la formation, puis 10 minutes de défilé au-dessus d’Orléans.  

S’affairant aux derniers préparatifs, l’adjudant mécanicien Jeremy présente son avion favori. « L’A400M est un gros avion de transport. On transporte du matériel, du fret, et également des passagers. Mais c’est aussi un avion tactique, on va pouvoir faire du largage de parachutistes, du largage matériel... » décrit-il.
Fierté et légère appréhension
En dehors des impératifs militaires, l’A400M fait aussi des opérations de premiers secours auprès des civils. En ce jour de répétition et pour le jour J, il est seul dans les airs à représenter son modèle, positionné derrière les avions de chasse et la patrouille de France.  

À son commandement, le souriant capitaine Christophe. C’est la première fois qu’il pilote pour le défilé du 14-Juillet. Il éprouve « de la fierté parce que ce genre de défilé représente l’aboutissement de beaucoup de mois, d’années de travail avec des qualifications à passer pour pouvoir passer ce genre de missions » dit-il, mais aussi « une légère pointe d’appréhension parce qu’on veut montrer à tout le monde que l’Armée de l’air et de l’espace est au rendez-vous, que nous sommes des professionnels et qu’on est capable de réaliser les missions qui nous sont confiées. »
Pas de droit à l'erreur ni à l'imprécision
Du haut de ses 33 ans, le capitaine compte 2 000 heures de vol à son actif et 6 années de pratique sur l’A400M. Ce qu’il va réaliser pendant le défilé, c’est ce pour quoi il s’entraîne quotidiennement. « Arriver sur un point à l’heure donner, voler à plusieurs avions, s’insérer dans un dispositif aérien complexe... On s’entraîne aujourd’hui pour prendre de l’aisance pour être sûr que le jour J tout va bien se passer. Si cela se passe bien aujourd’hui, il n’y a aucune raison que le jour J cela ne se passe pas de façon nominale », assure le capitaine. 

Pendant le vol, pas le droit à l’erreur ni à l’imprécision, chaque mouvement est calculé… à la seconde près. « En fonction de quand passent les avions, on peut en déduire notre heure de passage vertical à la tribune. De là, on “remonte la pelote de laine” pour dire : “si je veux passer à cette heure-là, il faut que je sois axé à sur tel point à telle heure et que je sorte de mon circuit d’attente à telle heure”. Si on sort à l’heure à ce point là, en maintenant notre vitesse, on sait qu’on “fera carreau” sur la tribune à l’heure prévue. », dit le capitaine Christophe.

Effectivement, à 4 secondes d’intervalle, les avions ont défilé à l’unisson, prêts pour la Fête nationale.