Entre mer et montagne, c’est un site naturel mondialement connu. Le parc des national des Calanques, aux portes de Marseille, est régulièrement défiguré ces dernières semaines par des dépôts sauvages de gravats ou de déblais, résidus de travaux abandonnés de manière sauvage. Reportage.

De notre correspondant,

Vide de tout randonneur, ce vaste massif en bord de mer n’a jamais été aussi silencieux. Mais depuis le début du confinement, le président du parc national des Calanques, Didier Réault s’inquiète de la multiplication des dépôts sauvages.

Les photos relayées sur internet en témoignent, les amas de gravats sont assez volumineux et laissent penser à Didier Réault, qu’ils proviennent de professionnels du bâtiment.

Ce qui n’est pas sans conséquences, regrette l’administration de ce parc national. Par le passé, ce genre de dépôt sauvage a déjà été constaté, mais jamais à de tels volumes et à une telle fréquence.

Pour Didier Réault, il y a un effet d’aubaine avec le confinement actuellement en place.

Un appel au civisme est donc lancé …

Et le président du parc national des Calanques le rappelle qu’en cas d’identification, les amendes peuvent être lourdes: 75 000€ et deux ans d’emprisonnement pour les particuliers. Les entreprises fautives encourent jusqu’à 375 000 € et 5 ans d’exclusion de marché publics.