Les boîtes de nuit vont enfin retrouver leur public à compter de vendredi 9 juillet. Le chef de l’État l’a annoncé en personne aux représentants du secteur le jour de la fête de la musique. Du côté des professionnels comme des fêtards, on est à la fois impatient et circonspect alors que l’accalmie sanitaire semble déjà menacée.

De notre envoyé spécial à Agde,

De la musique qui fait boum boum, à l’intérieur du Bora club et de l’Amnesia, les deux principales boîtes de nuit de la ville d’Agde, le personnel s’active pour remettre de l’ordre, on passe un coup de balai, les techniciens réinstallent la sono. Une partie de l’activité a pu redémarrer au mois de mai, mais la grande réouverture est toute proche.

On espérait en parler aux patrons, mais ils ne souhaitent pas répondre. Peut-être refoulé à cause les baskets... En tout cas, c’est rassurant de voir qu’après 15 mois de fermeture toutes les traditions du secteur ne se sont pas perdues.
Respect strict des consignes sanitaires
Le patron de la discothèque la Playa de Valras, à 25 kilomètres d’Agde, lui accepte de nous recevoir. Jean-Michel Montmeza a mis en place des mesures pour respecter les consignes sanitaires.

« À l’entrée vous avez le service de sécurité qui va regarder ce que vous avez. Dès que vous rentrez, il y a des distanciations, vous avez de quoi vous laver les mains obligatoirement de chaque côté. Le masque n’est pas obligatoire à table pour consommer, mais si l’on va danser il va y avoir le masque obligatoire sur la piste de danse », affirme-t-il.

Mais sa boîte de nuit fonctionnant en grande partie en extérieur, il ne sait toujours pas s’il doit ou non exiger le « pass sanitaire ». « On n’a pas encore envisagé de faire rentrer les gens à l’intérieur, parce qu’en intérieur, je ne sais pas exactement comment cela va se passer... On est dans le flou complet, et si ça se trouve, je pense qu’on va pouvoir ouvrir, mais je ne suis pas sûr. » Renseignement pris, oui, s’il veut rouvrir vendredi, il devra bien demander une preuve de vaccination ou un test PCR de moins de 48h.
« Cela fait deux ans qu’on ne fait pas la fête »
Des contraintes qui n’arrêteront pas cette dame venue de Narbonne. « J’espère que ces petites discothèques vont rouvrir, car deux ans sans travailler c’est très long. », dit-elle, tout en assurant qu’elle retournera en discothèque « dès vendredi soir. Il faut faire la fête, car cela fait deux ans qu’on ne la fait pas. »

Elles n’arrêteront pas non plus Jordan et ses copains, tout juste majeurs, ils ont fait 6 heures de route depuis Besançon pour passer une semaine de vacances au bord de la Méditerranée, et aller danser ce week-end fait partie du programme. « C’est une bonne chose qu’ils rouvent les boîtes de nuit pour le moral des jeunes », dit Jordan, la voix cassée à cause de la fête qui a, pour lui et ses amis semble-t-il, déjà commencé...