Oui, répond sans ambages le quotidien Le Potentiel à Kinshasa : « massacres en série à Beni dans le Nord-Kivu, accrochages récurrents avec mort d’hommes entre les miliciens du chef coutumier Kamuina Nsapu et les forces de l’ordre dans le Kasaï Central, échauffourées dans le Kongo central avec les adeptes de la secte politico-religieuse Bundu dia Kongo, conflits interethniques entre les Pygmées et les Bantous dans l’ex-Katanga. Hormis les diverses milices et groupes armés qui pullulent dans le Grand Kivu, la situation sécuritaire est au bord de l’explosion. Il faut craindre en effet une contagion à l’échelle nationale », affirme Le Potentiel.
Et pour le quotidien kinois, « le gouvernement doit s’armer de courage en s’attaquant efficacement aux racines du mal. (…) Le problème du Kasaï tout comme celui de la province du Kongo doit être saisi à trois niveaux, c’est-à-dire sécuritaire, politique et coutumier. Ces tensions récurrentes sont le fait d’un malaise. De quelle nature ? C’est ce que le gouvernement doit chercher à comprendre ? Après toutes ces années de guerres meurtrières, la RDC ne peut plus retomber dans un nouveau cycle de violences. La situation dans le Kasaï Central, le Kongo Central, le Nord-Kivu et l’ex-Katanga est si explosive qu’il faut mettre tout en œuvre afin d’éviter un effet contagion qui aurait la lourde conséquence de déstabiliser tout le pays. »
Finalement, analyse Aujourd’hui à Ouaga, « les pays en crise sont ceux par excellence où poussent les sectes comme des champignons après hivernage : Alice Lakwena en Ouganda et autre Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntumi au Congo Brazza. Des populations désemparées, confrontées à des cataclysmes et à des violences, tiraillées entre vaticinations et terreur, se fient à ces hommes 'élus' qui leur promettent guérison, bonheur et vie édénique. Les sectes fleurissent lorsqu’un peuple a des bleus à l’âme et le peuple congolais en a, à heure actuelle, de par la faute d’une classe politique incapable de s’entendre sur l’intérêt général, mais obnubilée par son désir gargantuesque de pouvoir. Lorsque la politique faillit, bonjour le panurgisme sectaire et religieux. »
Les 6 journalistes ivoiriens libérés
A la Une également, la libération hier des 6 journalistes emprisonnés en Côte d’Ivoire… Pour le site d’information Lepointsur à Abidjan, « les autorités ont reculé face à la pression des organisations des médias. » En effet, « les organisations professionnelles qui réclamaient la libération des journalistes avaient décidé, hier mardi, au cours d’une réunion de boycotter les activités gouvernementales. »
Pour Guillaume Gbatto, le secrétaire général du Syndicat national des agents de la presse privée de Côte d'Ivoire, cité par L’Infodrome, « rien n’est acquis définitivement. C’est pour cela qu’il faut que les médias se mobilisent. Chaque fois, on doit pouvoir veiller au grain pour que ce genre d’histoire n’arrive plus jamais. Vous avez vu, en quelques heures, tous les acquis de plusieurs années de lutte ont failli s’écrouler. Heureusement que ça se termine plus ou moins bien pour le moment et que nos camarades sont dehors. »
Le Barca est tombé !
Enfin, le football… De nombreux médias sur le continent saluent l’exploit du PSG qui a battu hier le FC Barcelone en Ligue des Champions, 4 buts à 0. « 4-0 !, s’exclame Wakatséra à Ouaga. C’est le savon passé aux meilleurs footballeurs de l’Europe, voire du monde, qui n’ont jamais réussi à sortir la tête de l’eau, dans un Parc des Princes, où 40.000 supporters ont vécu une soirée de football incroyable. Contre tous les pronostics des meilleurs bookmakers de la planète et en l’absence de leur capitaine Thiago Silva blessé, Di Maria, Draxler et Cavani ont crucifié les Catalans de Luis Enrique, archi-favoris de cette Champions League. (…) Les supporters burkinabè du FC Barcelone sont encore dans le cirage. Face à un Paris Saint Germain étincelant, leur équipe a bu le calice jusqu’à la lie. Jusqu’au coup de sifflet final, ils y ont cru dur comme fer. Ils étaient persuadés que Sergio Busquets et autres Andrès Iniesta, renverseraient la vapeur. Mais rien n’y fit, ce sont les quelques supporters du PSG qui chanteront 'Ici c’est Paris' en plein Ouagadougou. »
« Barcelone humilié par le PSG (4 à 0) », lance le quotidien sénégalais Sport11. « Toujours invaincu en Ligue des Champions cette saison, le PSG a remporté ce succès l’année, peut-être, où l’on s’y attendait le moins. En extase devant cette partition sublime, les supporters parisiens pouvaient chanter de toutes leurs forces : leur équipe a presque les deux pieds en quarts de finale de l’épreuve après avoir terrassé l’un des plus grands. »