Un sommet de l’Organisation ouest-africaine dans la Grande Pomme, ce n’est pas banal. Au Burkina Faso, L’Observateur Paalga  écrit même « sauf erreur ou omission, de mémoire de journaliste, c’est une première pour la Cédéao de tenir un sommet des chefs d’État, à New York ». Un sommet, tenu ce jeudi 22 septembre en marge de la 77e Assemblée générale de l’ONU, et il a donc été « extraordinaire à double titre », estime L’Observateur, « par les circonstances de temps et par celles de lieu ». Et par l’ordre du jour qui portait sur la situation politique en Guinée et au Mali. En effet, lit-on encore : « la Cédéao met un point d’honneur à convaincre les pouvoirs de transition à en sortir rapidement en suivant un calendrier bien calé sur 24 mois. Elle doit cependant compter avec l’agenda particulier des nouveaux maîtres à Bamako et à Conakry ».  
Des sanctions graduelles décidées contre Conakry
Et la Cédéao ne reste pas les bras croisés. Au Burkina Faso, toujours pays lui-même engagé dans la transition, Wakat Sera fait le bilan de ce rendez-vous diplomatique très attendu. « Des sanctions graduelles contre la junte du colonel Mamadi ». Et « Pour dénouer le dossier des 46 militaires ivoiriens encore détenus dans les geôles du colonel Assimi Goïta, les présidents togolais Faure Gnassingbé, le ghanéen Nana Afufo-Addo, et le sénégalais Macky Sall devraient se rendre ce mardi à Bamako ». Voilà « les principales décisions de la réunion extraordinaire de la Cédéao », note Wakat Sera pour qui « les dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ne comptent plus les journées difficiles et les nuits blanches passées au chevet des transitions malienne et guinéenne ». À tel point que L’Observateur Paalga, lui, décrit carrément Assimi Goïta et Mamadi Dombouya comme « les poils à gratter de l’organisation régionale », « des poils à gratter d’une solidarité régionale vieille de presque 50 ans ». Le média burkinabè voit presque « deux complices », puisque Mamadi Doumbouya a d'ailleurs choisi de rendre visite à son homologue malien à la veille de ce sommet de la Cédao, note L'Observateur.
Une visite sur laquelle reviennent justement les médias guinéens
Arrivé mercredi, à la veille du sommet de la Cédéo à New York, le colonel Doumbouya a quitté hier Bamako « avec un sabre et le titre de Grand-Croix », rapporte le site Guinée News. En effet, le président malien Assimi Goïta « a élevé son homologue guinéen à la dignité de Grand Croix de l’ordre national du Mali à titre étranger ». Décoration remise lors d’une cérémonie solennelle, après le défilé militaire tenu à l’occasion de la fête nationale malienne. « Un sabre a donc également été remis au président Doumbouya ». Le sabre, analyse Guinée News, « symbole de la droiture dans la tradition des officiers. Ces gestes témoignent du renfoncement des relations entre les deux pays », peut-on lire. Tout un symbole. Bien au-delà du symbole cette fois mais toujours en Guinée, Le Djely relaie pour sa part la réponse du Premier ministre Bernard Gomou aux propos d’Oumaro Sissoko Embalo sur la transition guinéenne… Des propos jugés désobligeants, et les mots ici sont très durs. Le président bissau-guinéen, également président en exercice de la Cédéao est présenté comme « l’amuseur public de Bissau, un guignol dans le manteau d’homme d’État ». L’intéressé appréciera probablement.