Avant le vote de samedi. Et Pascal Affi N’Guessan, le président du FPI était au micro de RFI et de France 24. Il affirme que l'appel à la désobéissance civile est maintenu pour faire en sorte que la présidentielle ne puisse pas se dérouler ...

Le quotidien l’Intelligent d’Abidjan revient sur les attentes de l’Union africaine concernant le scrutin de samedi : « Le président du Conseil constitutionnel a reçu hier la mission d’observation électorale de l’UA, conduite par Dileita Mohamed Dileita. »

L’Intelligent cite les propos du chef de la mission, au sortir de cette rencontre « Nous pensons que les choses seront faites de manière extraordinaire. Nous encourageons le Conseil à aller de l’avant pour que cette élection puisse se terminer dans de très bonnes conditions. Et ce matin même, j’étais avec le ministre de la Sécurité. Je crois que les choses au niveau sécuritaire sont bien. C’est ainsi que l’Union africaine est venue ici pour accompagner le peuple ivoirien et notre souhait le plus cher, bien sûr c’est que cette élection se passe de manière apaisée sur l’ensemble du territoire. »

Les forces armées de Côte d’Ivoire largement déployées

L’opération « Barrissement de l’éléphant a été lancée récemment afin de sécurité l’élection du 31 octobre, nous dit le site d’informations ivoirien l’Infodrome qui ajoute que 35 000 forces de défense et de sécurité seront mobilisés sur tout le territoire national. 14 000 policiers en zone rurale, 14 000 gendarmes pour la zone péri-urbaine, et enfin le même effectif de militaires. »

À deux jours du scrutin, Abidjan est en apnée

C’est ce qu’affirme le journal Aujourd’hui, au Burkina.

Qui s’est intéressé à l’ambiance dans les rues de la capitale économique. « Abidjan qui était plutôt calme hier… un calme avant la tempête ? » s’interroge Aujourd’hui. « Entre les partisans du président sortant et ceux de l’opposition, chacun y va de son appréciation. Sans qu’on ne sache ce qui se passera ce samedi, surtout l’après-élection, un remake de l’interminable cahotement politico-militaire de 2010 étant dans tous les esprits. »

L’envoyé spécial d’Aujourd’hui à Abidjan nous emmène au siège de la CEI, la Commission électorale indépendante… « Un important dispositif sécuritaire y est. Les policiers, gendarmes et militaires déployés avec armes au poing observent les mouvements des piétons, taxis et autres véhicules. Les réunions s’enchaînent « pour les derniers réglages », confie le chef de service de communication de la CEI. Qui lance du même coup, « ne vous en faites pas, tout sera prêt à temps. Tous les bureaux de votes seront ouverts le 31 octobre et ce pendant 10 heures. »

« En attendant, sur le boulevard Latrille, des partisans du candidat Alassane Ouattara font le show » raconte Aujourd’hui. Dans une ambiance surchauffée rythmée par des prestations musicales, les slogans de campagne sont repris par la centaine de soutiens. Un des organisateurs explique. « Nous soutenons notre leader Alassane Ouattara. On va mettre l’ambiance jusqu’à la fin de la campagne. »

À la question de savoir s’il ne craint pas des affrontements le jour du scrutin. Sa réponse est sans ambages : « s’il y a troubles, il appartient aux forces de sécurité de mettre de l’ordre. Nous, on veut voter, et on ne va pas répondre aux fauteurs de trouble. »

Au Mali, le procès des attentats de 2015

La cour d'assises anti-terroriste de Bamako a condamné trois jihadistes à la peine de mort ainsi qu'à une amende de 10 millions de Franc CFA.

Le principal accusé, le Mauritanien Fawaz Ould Ahmed surnommé « Ibrahim 10 », a été reconnu coupable d'organisation et participation aux attentats de l'hôtel Radisson Blu et du restaurant La Terrasse à Bamako en 2015.

Selon Maliweb l'homme a déclaré lors de l’audience : « On n’a pas honte, on est fiers. Par vengeance du prophète, après ce qu’ils ont fait à Charlie Hebdo. Nous sommes des djihadistes et non des terroristes, nous faisons le djihad. Cela fait partie de notre religion », c'est ce qu'a dit Fawaz Ould Ahmed.

Et le site Maliactu relate aussi ces autres déclarations des accusés « On avait pour ordre de tirer uniquement sur des blancs » avant de terminer avec « Notre objectif n’était pas d’attenter à la vie des Maliens ». Les deux attaques de 2015 ont fait 25 morts.