Le taux de mortalité imputable au coronavirus en Afrique dépasse la moyenne mondiale. Lors de la première vague, c’était l’inverse. L’Afrique demeure certes l’un des continents les moins affectés par ce virus tueur, mais ce retournement de conjoncture sanitaire a de quoi alarmer, en effet, le quotidien burkinabè Wakat Sera.

La deuxième vague de coronavirus sera-t-elle « fatale à l’Afrique, se demande ce journal ouagalais. Car « ça craint en Afrique, pointe-t-il (…) L’inquiétude s’installe partout (…) En temps normal, pour faire face aux autres maladies, notamment le paludisme, le fléau historique qui décime les populations sous les tropiques, le personnel soignant, déjà en nombre dérisoire, est confronté à un manque de…tout! (…) C’est certain, la catastrophe n’est pas loin (…), prévient Wakat Sera. Il urge de remettre les pendules à l’heure. Sinon, plus tard sera trop tard ! ».

 Diary Sow en vie, selon son parrain

 Elle serait en vie et elle irait bien. Disparue depuis dix-sept jours, la jeune étudiante sénégalaise Diary Sow a donné de ses nouvelles. Du moins son parrain… La piste criminelle de sa disparition semble donc écartée.

 « Tonton, je vais bien, je suis en sécurité ». C’est ce que la Une du quotidien EnQuête fait dire à Diary Sow dans une adresse à son parrain Serigne Mbaye Thiam, et que le ministre de l’Eau et de l’assainissement du Sénégal a rendu publique. Sans le moindre commentaire, ce journal dakarois publie ce matin de larges extraits des messages à son parrain, de la jeune étudiante disparue depuis le 4 janvier dernier à Paris.

 Un « répit salutaire », une « petite pause », c’est ainsi que, dans un de ces messages, Diary Sow a expliqué sa fugue. Ce que les autorités sénégalaises ont confirmé à Jeune Afrique, assurant que « la piste criminelle (était) écartée » et qu’elles disposaient de « preuves de vie récentes de Diary Sow ». Ces mêmes autorités ajoutent que, « si Diary nous revenait, comme nous le souhaitons, nous ne ménagerions aucun effort pour l’aider à reprendre une existence normale ».

 Jeune Afrique signale même que Diary Sow aurait été « contactée à plusieurs reprises sur son téléphone portable par la police française au cours des derniers jours, mais (qu’) elle aurait refusé de répondre aux enquêteurs. Au vu des indices recueillis, la piste de la disparition volontaire a, peu à peu, fini par s’imposer. L’analyse de la chambre de l’étudiante montrerait, en effet, qu’elle est partie en emportant des vêtements et des effets personnels. Autre élément probant, complète ce journal, les dernières recherches sur internet de la jeune étudiante portaient vraisemblablement sur la légalité d’une disparition volontaire en France. Enfin, plusieurs de ses camarades de Louis-le-Grand auraient indiqué aux enquêteurs que Diary Sow leur avait fait part de son souhait de ne pas retourner en cours à la rentrée de janvier et de partir, sans préciser où ».

 Zizanie électoraliste à Séguéla

 En Côte d’Ivoire, c’est ce soir à 18h qu’en principe prend fin le délai de dépôt des dossiers des candidats à la candidature pour les élections législatives du samedi 6 mars prochain. « Plus de 700 dossiers de candidatures déjà déposés », signale sobrement la Une du journal gouvernemental Fraternité Matin. Celle du quotidien Le Nouveau Réveil, proche du PDCI, que préside l’ex-chef de l’Etat Henri Konan Bédié, précise que les candidats choisis par ce parti historique ivoirien, ainsi que leurs suppléants, « sont connus depuis hier ».

 Parmi les 255 circonscriptions législatives que compte la Côte d’Ivoire pour ce scrutin à venir, il en est une dans le nord-ouest qui fait la Une ce matin, elle se situe à Séguela, fief du Premier ministre Hamed Bakayoko, où se présente le président de l’Assemblée nationale Amadou Soumahoro.

 Il se trouve que Djall Konaté Khalifa, militant RHDP, le parti d’Alassane Ouattara, mais aussi frère du ministre Sidiki Konaté, célèbre compagnon de route de l’ex-chef guérillero Guillaume Soro, entend lui aussi se présenter dans cette circonscription de Séguéla.

 Mal lui en aurait pris. Selon les journaux ivoiriens Le Temps, proche du FPI de l’ex-président Laurent Gbagbo et L’Héritage, proche du PDCI, le frère de Sidiki Konaté se serait fait « traiter d’étranger par le RHDP », affirme en Une  L’Héritage.