Comme le pointe Le Potentiel, ce premier anniversaire « tient en haleine toute une nation », car Félix Tshisekedi est « le premier » président à avoir accédé à la magistrature suprême « à l’issue d’une élection au suffrage universel », souligne ce quotidien congolais. Lequel journal place cet anniversaire sous le signe des « martyrs de la démocratie ».

Toutefois, en un an de présidence, Le Potentiel trouve que Tshisekedi « semble loin de répondre aux attentes de tout un peuple qui a fondé son espoir en lui. L’alternance tant revendiquée n’est pas suivie d’effets palpables. C’est un changement de façade. Sur le fond, rien n’a changé », estime ce quotidien kinois, selon lequel l’UDPS n’est qu’une « grande gueule sans stratégie de conservation du pouvoir », et Le Potentiel n’a pas de mots assez durs pour dénoncer ce qu’il appelle le « deal fatal » qui « colle à la peau (du président congolais) comme une sangsue (et qui) constitue une pesanteur qui empêche Fatshi de voler de ses propres ailes ».

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Dans un compte à rebours par lui déclenché, Le Potentiel souligne qu’une année est « déjà consommée ; il n’en reste que quatre pour convaincre (…) l’an 1 de Félix Tshisekedi aurait dû marquer une rupture avec les anti-valeurs tant décriées du pouvoir précédent. Aussi, le peuple l’appelle-t-il de tous ses vœux à revisiter son accord avec le FCC. Sa survie politique en dépend ».

Dans le bilan de cette première année de présidence Tshisekedi, le journal burkinabè Le Pays discerne des « signaux positifs » et dessine les perspectives « d’énormes défis à relever » pour le président congolais :

Comme le souligne d’entrée de jeu Le Pays, « la toute-puissante Église catholique qui avait jeté le discrédit sur les résultats de l’élection qui a consacré la victoire de Félix Tshisekedi a fini par accepter le fait accompli ». Pour ce quotidien ouagalais, cette « victoire politique (…) a conféré à Félix Tshisekedi une véritable carrure d’homme d’État ».

Mais également signes positifs, avec « l’élargissement de prisonniers et le retour d’exilés politiques dont des figures emblématiques comme Jean Pierre Bemba ou Moïse Katumbi. Au titre des acquis, l’on a remarqué aussi de nets progrès en matière de respect des droits de l’Homme (…) Et ce n’est pas rien » apprécie Le Pays.

Quant aux défis que Félix Tshisekedi doit encore relever, ils sont nombreux, et parmi ceux-ci, Le Pays insiste sur « l’impérieuse nécessité pour Félix Tshisekedi, de se créer des marges de manœuvre pour gouverner malgré la lourde mainmise de l’ancien régime dont il reste l’otage ».

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Les avocats de la Côte d’Ivoire ont adressé un document à la Cour pénale internationale pour tenter de s’opposer à la requête de Laurent Gbagbo, qui demande aux juges de lever les conditions imposées à sa libération :

Étant rappelé que la requête de l’ex-président de la République doit être jugée le 6 février prochain par la CPI, le quotidien Le Patriote, en Une , pointe ce matin l’argument essentiel des avocats de la Côte d’Ivoire : « Les risques de fuite de Gbagbo sont réels ».

Réponse du journal Le Temps : « Les avocats de Ouattara paniquent et dérapent », et leur document « montre la fébrilité du pouvoir ».

Pour Le Quotidien d’Abidjan, les raisons invoquées par les avocats de l’État ivoirien sont « farfelues » et le « régime » Ouattara n’a « vraiment pas honte ».

Quant au Nouveau Courrier, il pointe en Une, la « peur panique au palais d’Abidjan ».

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