« Le Cameroun a démarré de bien belle manière la défense de son titre de champion d’Afrique, s’exclame le site d’information Cameroon-Info. Opposés aux Djurtus de Guinée-Bissau hier au stade d'Ismaïlia, les Lions indomptables se sont logiquement imposés par 2 buts à 0. Deux buts signés Yaya Banana et Stéphane Bahoken. »

« En battant la Guinée-Bissau, le Cameroun, tenant du titre, a pris un départ idéal, pointe Jeune Afrique. Mais rien ne fut facile pour les Lions indomptables, qui ont patienté plus d’une heure avant de débloquer la situation. »

En tout cas, poursuit l’hebdomadaire panafricain, « l’histoire retiendra que les joueurs camerounais, en s’imposant face à la Guinée-Bissau, ont été capables de surmonter les ennuis qui se sont agglomérés lors de leur préparation. Notamment, la menace d’une grève et le départ retardé de 24 heures pour une nouvelle histoire de primes. »

Une rallonge pour les Camerounais…

En effet, « c’était quoi encore ce bordel ? », s’exclame vertement Enquête au Sénégal. « Une Coupe d'Afrique des nations sans une affaire de primes au sein de la tanière camerounaise ne serait pas tout à fait une CAN. En 2017, curieusement, tout s’était plutôt bien passé. »

Cette année, patatras… Les 30 500 euros par joueur de prime de participation à la phase finale étaient jugés un peu chiches par les joueurs… Le ministre camerounais des Sports « a dû allonger la sauce de 7 600 euros… »

Beau programme

Ce mercredi, pointe Walf Quotidien, toujours à Dakar, « les matches de la deuxième journée des poules A et B seront âprement disputés. Vainqueur de son premier match de poules (1 à 0) contre le Zimbabwe, l’Égypte, le pays organisateur joue sa qualification pour le second tour contre la RD Congo. Un match au pronostic risqué. En effet, surpris d’entrée par l’Ouganda, les Léopards se retrouvent dans l’obligation de sortir le grand jeu pour ne pas se voir éliminés, dès ce soir, de cette CAN 2019. »

« Et les protégés du coach Florent Ibengué ne se feront pas prier pour éviter cette désillusion. En levée de rideau, poursuit Walf Quotidien, l’Ouganda cherchera à confirmer la bonne entrée en matière réussie devant la RD Congo. Même cas de figure du côté de la poule B où la Guinée est sérieusement menacée face à l’ogre nigérian qui avait battu le Burundi sur le score étriqué de 1 à 0. »

Trop chaud !

En tous cas, problème de taille pour cette CAN 2019 : la chaleur… C’est ce que déplore Aujourd’hui à Ouagadougou. « À peine quelques matches du premier tour entamés, l’opportunité de disputer la CAN en juin au lieu de janvier, comme par le passé, se pose avec acuité au regard de la qualité presque décevante des premières confrontations. La canicule étant quasi intenable en cette période au pays des Pharaons », estime le quotidien burkinabè.

« La canicule étant quasi intenable en cette période au pays des Pharaons, poursuit-il. Et même avec les pauses désaltérantes, on sent les joueurs suffoquer sur le rectangle vert. On ne peut certes pas occulter que d’autres compétions inter-nations se déroulent en cette période de fin de saison, où les muscles aspirent plus au repos qu’au don de soi, mais de toute évidence, le football africain, toujours englué dans ses éternels dédales de primes impayées et d’organisation, n’avait pas encore atteint un tel niveau de dépassement. »

Écureuils, lions, requins, antilopes…

Enfin, plus anecdotique, Le Monde Afrique s’attarde sur les fameux surnoms des équipes africaines… « Les écureuils n’ont pas l’habitude de croquer des Lions indomptables. Les requins bleus ne croisent pas tous les jours des antilopes noires. Et les hirondelles ne s’attaquent pas aux léopards. Même au printemps. »

« Si, dans la vie réelle, relève Le Monde Afrique, ces espèces ont peu de chance d’être en compétition, elles se sont donné rendez-vous sur les terrains de football égyptiens de la Coupe d’Afrique des nations. Car, en Afrique, le monde animal inspire les sélections nationales au point de régner sur les surnoms. Il y en a pour tous les goûts : affectueux, féroces, taquins, exotiques, anodins ou lyriques. Et pas question de se moquer de ces petits noms : ils sont aussi sacrés que les couleurs du drapeau. »