« Hier mardi 1er décembre 2020, l’humanité a célébré la Journée mondiale de lutte contre le sida. Placée sous le thème : "Solidarité mondiale et responsabilité partagée", cette commémoration a eu lieu dans un contexte marqué par la pandémie du coronavirus, relève Aujourd’hui au Burkina Faso, pandémie qui continue de faire des vagues à travers le monde avec son lot de mesures restrictives. »

Alors, poursuit le quotidien ouagalais, « le sida, en dépit des moyens colossaux investis dans la lutte et la sensibilisation, reste virulent et les chiffres présentés par l’ONU/SIDA sont effarants : 1,7 million de nouvelles infections. 38 millions de personnes vivant avec le virus. 690 000 morts. Chaque semaine, environ 5 500 jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans sont infectées par le VIH. En Afrique subsaharienne, cinq nouvelles infections sur six chez les adolescents âgés de 15 à 19 ans concernent les filles. Comme par le passé, le mal du siècle poursuit donc son petit bonhomme de chemin, soupire Aujourd’hui, et le continent noir demeure le boulet que traînent l’humanité et le monde scientifique engagés dans la lutte malgré les (quelques) progrès enregistrés. »
Kankan en Guinée en première ligne
Ledjely, en Guinée, nous apprend que la région de Kankan serait l’une des zones du pays où le taux de contamination au Sida est le plus élevé, avec 1,8% de transmission du VIH. Et ce, en raison des ressources minières qui s’y trouvent et donc des mouvements des populations de travailleurs… Le docteur Sampou Mamy, qui travaille à l’hôpital de Kankan, interrogé par Ledjely, invite « les citoyens et surtout les jeunes à se protéger pour ne pas contracter la maladie. Le virus du SIDA n’est pas une fatalité en soi, affirme-t-elle. Aujourd’hui, il y a des efforts colossaux qui sont consentis par les autorités et les partenaires. Mais j’invite les jeunes à utiliser les préservatifs lors de chaque relation sexuelle, à être fidèle avec son ou sa partenaire et à ne pas fréquenter n’importe quel "atelier de coiffure". »
Des afro-américains dans la nouvelle équipe au pouvoir aux États-Unis
À lire également les portraits de deux prochains hauts-responsables d’origine afro-américaine, dans l’équipe de Joe Biden aux États-Unis…

D’abord celui de Linda Thomas-Greenfield, dans Jeune Afrique : « L’ancienne Madame Afrique de Barack Obama a été nommée ambassadrice des États-Unis à l’ONU. Après avoir été en poste au Kenya, en Gambie et au Nigeria, elle avait été ambassadrice des États-Unis au Liberia en 2008, lors de la guerre civile. (…) Sa nomination permettra-t-elle d’impulser une nouvelle dynamique dans les rapports entre l’Afrique et les États-Unis ?, s’interroge Jeune Afrique. Nul doute que la politique de Joe Biden à l’égard du continent sera différente de celle menée par Donald Trump. Quand le second ne lui a accordé que peu d’importance, qualifiant en 2018 certaines nations africaines de "pays de merde", le premier devrait quant à lui poursuivre la politique que Barack Obama avait commencé. »
« Il faudra plus que des symboles… »
Et puis autre personnalité afro-américaine dans l’équipe de Joe Biden : Wally Adeyemo…  

« Agé de 39 ans, Wally Adeyemo, né au Nigeria et élevé aux Etats-Unis, vient d’être nommé secrétaire adjoint au Trésor, pointe L’Observateur Paalga à Ouagadougou. C’est le tout premier Noir à être nommé à ce poste. Décidément, poursuit le journal, le retour au pouvoir des démocrates a créé une embellie pour les Noirs au pays de l’Oncle Sam. Avec au premier plan, la vice-présidente, Kamala Harris, 56 ans, de père jamaïcain et de mère indienne. »

Toutefois, soupire L’Observateur Paalga, « il faudra plus que des symboles pour que le sort des Blacks soit nettement amélioré aux États-Unis. 150 ans après l’abolition de l’esclavage, et plus de cinquante ans après celle de la ségrégation raciale, il se passe rarement un mois sans qu’un Américain, dont le seul crime est d’avoir de la mélanine en trop, soit violemment matraqué et même carrément zigouillé. »
Le jeu de scrabble : fierté nationale en Centrafrique
Enfin à lire ce reportage dans Le Monde Afrique sur le jeu de scrabble, fierté nationale en Centrafrique… « Classé très bas en matière de développement humain, de scolarisation ou d’accès à la santé, la Centrafrique, qui peine à se relever de la crise politico-militaire de 2013, reprend des couleurs quand il s’agit de combiner les lettres. »

En effet, cette année, pointe Le Monde Afrique : « Bangui, la capitale, s’est hissée jusqu’en quart de finale de la Coupe des nations de Scrabble. » Pourtant, il n’y a qu’une centaine de licenciés dans le pays. C’est dire le niveau. Et la Centrafrique est déjà dans les starting-blocks pour les prochaines Coupe des nations et Coupe du monde.