Lauréat du prix Goncourt pour son roman La plus secrète mémoire des hommes, c'est la première fois qu'un auteur d'Afrique subsaharienne reçoit le plus prestigieux prix littéraire français. « Le petit Mbougar dans la cour des grands », titre L'Observateur Paalga. 

« Avec cette distinction, c’est une performance exceptionnelle que vient d’accomplir l’écrivain de 31 ans, non seulement du fait de son jeune âge, mais aussi parce qu’il a été vainqueur dès le premier tour avec six voix sur dix, poursuit L'Observateur Paalga. Avec ce prix, Mohamed Mbougar Sarr trône désormais à côté de monuments de la littérature française et francophone tels Marcel Proust, André Malraux, Simone de Beauvoir et René Maran... le premier Noir à obtenir le Graal il y a exactement cent ans avec son œuvre Batouala, publié en 1921. »
Une fierté pour le Sénégal et pour le continent
« Mohamed Mbougar Sarr honore l'Afrique » écrit le journal EnQuête. 

« Son livre est bâti sur une construction narrative qui enchevêtre une succession de récits et dans des formats divers. Du journal intime au mail, en passant par des articles de presse. La connaissance littéraire de l'auteur est éclectique, détaille EnQuête. Mais le lecteur ne s'y perd jamais et c'est bien là, la marque du grand écrivain : style ambitieux, émotivité à fleur de peau, mais rigueur aussi dans la fidélité aux exigences littéraires. Ce livre fait aussi incontestablement honneur à l'école sénégalaise, dont Mohamed Sarr est le produit et constitue un hommage aux lettres et à l'édition sénégalaises. » Et le journal sénégalais qui souligne que « vingt-trois demandes de traduction ont déjà été adressées pour ce millésime Mbougar Sarr 2021 ». 
Un an de guerre en Éthiopie
Les rebelles du Tigré menacent Addis-Abeba et un état d'urgence drastique a été instauré par le Premier ministre Abiy Ahmed il y a deux jours. L'émissaire américain pour la Corne de l'Afrique est attendu aujourd'hui en Éthiopie pour appeler à une solution pacifique. « Le week-end dernier, les rebelles sont entrés dans deux villes importantes du Nord, après avoir pris militairement le dessus sur les forces loyalistes. Laissant la capitale Addis-Abeba en ligne de mire à quelque 400 kilomètres » écrit Le Pays. « C’est une situation de fébrilité à la limite du désarroi au sommet de l’État, le moins que l’on puisse dire, c’est que Abiy Ahmed est véritablement aujourd’hui à la peine. »

Mercredi 3 novembre 2021, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a dévoilé son rapport d'investigation, mené conjointement avec les Éthiopiens. La liste des exactions est longue : massacres de civils, exécutions extra-judiciaires, torture, enlèvements, violences sexuelles ou encore pillages.

« Et après ? », s'interroge Le Figaro à Paris. « L'éventuelle victoire d'un camp sur l'autre risque de ne pas régler le différend de fond qui oppose les belligérants. D'un côté, Abiy Ahmed et son gouvernement se veulent les champions d'une Éthiopie unifiée par un pouvoir central fort. De l'autre, les rebelles du TPLF et leurs nouveaux alliés oromos prônent un modèle fédéral au sein duquel chaque région jouirait d'une large autonomie. »
Regain de tensions entre l'Algérie et le Maroc
Tensions après la mort de trois Algériens dans le Sahara occidental, tués, selon Alger, dans un bombardement attribué à Rabat. « Les tambours de la guerre résonnent entre les deux pays » lance Jeune Afrique, « après une année émaillée de déclarations incendiaires de part et d'autre. » Trois camions civils algériens ont été pris pour cible. La présidence algérienne a promis que ces assassinats « ne resteraient pas impunis » rapporte le site d'information algérien TSA.

« Plusieurs facteurs désignent les forces d’occupation marocaines au Sahara occidental comme ayant commis ce lâche assassinat », dit Alger qui dénonce « une politique connue d’expansion territoriale et de terreur ».

Mais selon le site de l'hebdomadaire marocain Tel Quel, plusieurs sources proches du pouvoir à Rabat démentent les accusations jugées gratuites d'Alger. « Si l’Algérie veut la guerre, le Maroc n’en veut pas. Le Maroc ne sera jamais entraîné dans une spirale de violence et de déstabilisation régionale. »