On est toujours sans nouvelle de l’étudiante sénégalaise Diary Sow, disparue depuis le 4 janvier dernier à Paris. « Diary, le mystère », lance EnQuête en Une. Comme le souligne ce quotidien dakarois, « les Sénégalais se posent de plus en plus de questions sur les raisons véritables de cette disparition mystérieuse ».

 Car EnQuête a comme un doute. « Tout porte à croire que la représentation diplomatique (sénégalaise basée à Paris) cache la vérité au peuple, estime ce journal. Pourquoi ? Mystère et boule de gomme ». Car comme l’a assuré le consulat du Sénégal à Paris, « la police a confirmé que la vie (de Diary Sow) n’était pas en danger ».

 De son côté, le quotidien Rewmi relativise aussi en publiant les chiffres des disparitions en France, où « entre 40.000 et 50.000 personnes disparaissent chaque année, un chiffre constant. Un quart de ces cas sont jugés « inquiétants » et font l’objet d’investigations, les disparus étant, la plupart du temps, retrouvés », souligne Rewmi.

À l’inverse, la famille de Diary Sow, vivement inquiète, exclut la thèse de la disparition volontaire. C’est ce qu’a constaté sur place le quotidien français Libération, dans le quartier de Malicounda, non loin de Mbour, au Sénégal.

 Depuis le 4 janvier, « Petite sœur », comme les confrères sénégalais ont baptisé Diary Sow, n’a plus donné signe de vie ni assisté aux cours du lycée Louis-le-Grand, à Paris, où elle étudie les sciences en classe préparatoire.

À Malicounda, sa tante paternelle dit à ce quotidien son affection pour Diary, « là où elle est, elle n’aspire qu’à une chose : revenir chez elle, retrouver ses frères et sa mère », veut croire Safiétou Sow (c’est le nom de ladite tantie).

 Qui affirme que la maman de Diary « n’a pas mangé une seule cuillérée de riz depuis l’annonce de sa disparition, pas une seule (…) C’est une torture », dit-elle, avant d’affirmer à Libé que la disparue « n’aurait jamais fugué. Et même si elle avait eu un amoureux, pourquoi mettre en péril ses études, le combat de sa vie ? Nous n’y croyons pas une seconde », déclare tante Safi à Libération.

 Sevo forever en Ouganda ?

 En Ouganda, c’est l’heure du dépouillement après les élections présidentielle et législatives d’hier. Pour la présidentielle, ce scrutin se résumait en fait à un duel entre le président sortant Yoweri Museveni et l’opposant Bobi Wine. C’était « le match dans le match », souligne le quotidien burkinabè Wakat Sera. Bobi Wine, « le chanteur, acteur, homme d’affaires et député, était encore au berceau (…) lorsque son adversaire prenait le pouvoir en 1986, suite au renversement (un an plus tôt) du président Milton Oboté. Un écart d’âge de 38 ans (ne faisant) qu’épicer cette élection qui prend des couleurs d’une lutte de générations », souligne Wakat Sera.

 Mais en fait de lutte, ce quotidien ouagalais ne se fait guère d’illusion. « En français, « Wine », signifiant « vin », c’est certain qu’avec le temps, comme le doux nectar, le « président du ghetto » se bonifiera. Mais pour l’instant (…) les urnes ougandaises pourraient bien parler, une fois de plus, pour Yoweri Museveni », préditWakat Sera.

Les élections hier en Ouganda ? Juste un « jamboree » électoral, formule L’Observateur Paalga. Car « une chose est sûre : sauf tremblement de terre, Museveni remportera cette présidentielle », augure à son tour cet autre quotidien ouagalais.

 Unie, l’opposition ivoirienne veut un report des législatives

 Autres élections, mais à venir celles-ci, les législatives en Côte d’Ivoire. Et ce désaccord au sujet de la date du scrutin. Même si, comme le clame « en manchette » le quotidien gouvernemental Fraternité Matin, « le chronogramme complet (est) connu », l’opposition n’est « pas d’accord avec la CEI sur le calendrier », rétorque celle du journal Le Nouveau Réveil, proche du PDCI du président Henri Konan Bédié.

 Étant rappelé que ladite Commission électorale a retenu le 6 mars, comme date des législatives, en Une, le quotidien Aujourd’hui, proche de l’ex-président de la République Laurent Gbagbo précise que « l’opposition demande le report du scrutin au 30 mars ».