Une mission à laquelle s'intéresse Malijet « La Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest, soucieuse du règlement de la crise socio-politique que connaît le Mali, s'implique en vue de parvenir à un dénouement heureux ». « Cette mission témoigne de la volonté de l'organisation de préserver la stabilité du Mali et celle de la sous-région ouest africaine. »

Le ton est nettement moins optimiste du côté de Maliweb. « Mais pour quoi faire ? » s'interroge-t-il. « C'est la question que se posent les Maliens qui ne voient pas ce que Goodluck Jonathan pourra apporter comme solution idoine, à moins que son nom Goodluck (Bonne chance) soit à lui seul une boule de neige... L’ancien président du Nigeria est le chef en qualité d’émissaire spécial de la Cédéao. Celui-ci rallonge, en tant que tel, la liste inflationniste des représentants de la communauté internationale au Mali, qui ont assisté stériles à la dégringolade du pays depuis sept bonnes années. »

« Que veut la Cédéao ? » s'interroge encore Maliweb. « Détourner les vrais problèmes de la nation malienne en les requalifiant frauduleusement de simples incidents électoraux suite à des élections législatives truquées ? Ou – qu’à Dieu ne plaise ! – tenter de faire passer par pertes et profits le massacre des Maliens pour trouver et accorder des circonstances atténuantes à IBK ? Le peuple attend de pied ferme. »

Enfin pour Malikilé, la mission de la Cédéao est celle de la « dernière chance ». Et le ton est là encore pessimiste : « Sans trop vite anticiper sur l’échec de cette mission, nous ne voyons pas comment celle-ci pourrait réussir à concilier les parties en conflit. »

À la Une de la presse africaine également, la réouverture des frontières aériennes au Sénégal

« Près de quatre mois après avoir fermé ses frontières, le Sénégal a accueilli hier ses premiers vols », raconte le Soleil. « Une décision qui fait suite à la levée des restrictions liées au Covid-19 comme l’état d’urgence et le couvre-feu. Une reprise des vols qui est strictement encadrée par la mise en place d’un protocole sanitaire au départ et à l’arrivée des passagers »... Le soleil précise : « Le passager en partance pour le Sénégal doit par exemple "présenter l’original d’un certificat de test Covid-19 négatif datant de moins de sept jours délivré par un laboratoire agréé par l’État où il a commencé son voyage". »

« L'Union européenne rouvre l'espace Schengen au Sénégal », titre de son côté 24 Heures. « Le Sénégal a obtenu gain de cause suite aux pourparlers avec l’Union européenne après la brouille concernant l’ouverture des frontières aériennes. Maintenant il est accepté par l’UE dans l’espace Schengen après l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et le Rwanda. Et c'est un ouf de soulagement pour les Sénégalais qui doivent aller dans les pays de l'espace Schengen. »

Prudence toutefois, PressAfrik assure ce jeudi matin que l’Union européenne n’a pas rouvert son espace Schengen au Sénégal. À suivre donc.

Dernière escale en Tunisie, où le Premier ministre Elyes Fakhfakh a démissionné mercredi

« Démission de Fakhfakh, et après ?, s'interroge Tunisie Numérique. Le président de la République, Kaïs Saïed, a demandé au chef du gouvernement de présenter sa démission, et ce dernier s’est exécuté aussitôt. » Cet acte va-t-il conclure le chapitre de la crise gouvernementale ou, au contraire, va-t-il ouvrir la porte à une nouvelle crise, constitutionnelle celle-là, et ô combien plus difficile à résoudre, surtout en l’absence d’une Cour constitutionnelle ? poursuit Tunisie Numérique.

Slate Afrique résume de son côté la situation : « Le chef du gouvernement tunisien Elyes Fakhfakh, fragilisé par une affaire de conflits d'intérêt, a présenté sa démission mercredi sous la pression du parti d'inspiration islamiste Ennahdha, ouvrant la voie à de nouvelles négociations épineuses pour former un gouvernement. (...) Il aura effectué l'un des plus courts mandats depuis la révolution de 2011 qui a balayé le régime de Zine el Abidine Ben Ali. La Tunisie, l'un des seuls pays touchés par les soulèvements du Printemps arabe à continuer sur la voie de la démocratisation, a depuis connu une valse de gouvernements, qui n'ont pas réussi jusque-là à répondre aux attentes sociales de la population. »