La Cédéao se retrouve « un an après dans une situation comparable à celle qu’elle a connue avec le putsch d’août 2020 au Mali voisin », lance Guinée 7. Lequel site d’information remarque aussi que les incertitudes sur l’approvisionnement international de bauxite à la suite des événements de Guinée ont fait monter le prix de l’aluminium à son plus haut niveau « depuis 13 ans » sur le marché des métaux à Londres, la bauxite étant la matière première de l’aluminium.

Hier soir, à Conakry, la junte au pouvoir a annoncé le gel temporaire des opérations de retrait sur les comptes bancaires des anciens ministres, hauts fonctionnaires et établissements publics. Comme le remarque le site d'information guinéen Ledjely,pour les anciens dignitaires du régime d’Alpha Condé, « c’est décidément une période difficile qui commence ».

En tout cas, le moins que l’on puisse dire est que la presse n’attend pas grand-chose de cette médiation, car « le match » entre la Cédéao et les mutins de Conakry « ne comptera pas pour les éliminatoires de la prochaine coupe du monde » de football, rassure tout de suite Wakat Sera, marquant ironiquement ainsi le peu qu’il attend de cette mission. Pour ce site d’information, en tout cas, il ne fait guère de doute que « le manque de fermeté de l’organisation sous-régionale, allié à son silence en face des dérives de chefs de l’État dont le sport favori est la patrimonialisation du pouvoir, finiront, si cela n’est déjà le cas, par lui enlever le peu de crédibilité qui lui reste encore ».

Son confrère L’Observateur Paalga n’écrit guère autre chose, en prédisant que les sanctions et les condamnations de la Cédéao fassent « l’effet d’un coup d’épée dans le château d’eau de l’Afrique » qu’est la Guinée.
La chute des islamistes marocains
Au Maroc, les islamistes du PJD, le Parti de la justice et du développement, ont essuyé une déroute lors des élections générales, n’obtenant que 12 sièges, contre 125 dans l'Assemblée sortante. À la suite de cette déroute, le journal marocain TelQuel signale la « démission de Saad Dine El Otmani et de tous les membres du secrétariat général du PJD » et révèle que son chef de cabinet Saad Loudiyi avait même « fait ses valises quinze jours avant le scrutin ».

Il faut dire que le résultat de ces élections générales marocaines est tout sauf « une surprise », pointe L’Économiste, à Rabat, en saluant une « grande victoire (que) savoure la démocratie ». Comme le souligne ce journal, les Marocains « ont voté pour le changement. Ils l’ont obtenu. C’est ce qu’ils pouvaient espérer de mieux », lance L’Économiste.

En France, il est même un journal qui, ce matin, a hissé cette nouvelle en Une, c’est L’Opinion, ivre de bonheur après ce qu’il appelle la « monumentale gifle » infligée aux islamistes marocains du PJD. Proche du patronat français, ce quotidien ne s’en lasse pas, saluant le « revers historique » pour cette formation politique.
Issa Malick Coulibaly, le retour
Au Bénin, enfin, deux journaux évoquent le retour attendu en Côte d’Ivoire d’Issa Malick Coulibaly, après onze ans d’exil, via un passage à Cotonou. Retour « imminent » avait déjà annoncé notre confrère béninois Banouto. Issa Malick Coulibaly retrouvera sa terre natale à l’issue d’un exil « bien rempli », énonce Banouto.

De son côté, le site béninois L’actualité met en ligne une étonnante photo de l’ex-directeur de campagne de Laurent Gbagbo, lors de l’élection présidentielle de 2010, en compagnie d’Emmanuel Golou, président du « Comité Afrique de l’Internationale socialiste », tout sourire aux côtés d’Issa Malick Coulibaly.