« Un sommet extraordinaire de la Cédéao ce lundi pour prendre des mesures fortes », annonce l'Indépendant du Mali. Un sommet par visioconférence, qui  « vise à trouver, à défaut de solutions idoines, un compromis entre les parties engagées dans la plus grave crise socio-politique que le pays ait connue depuis trente ans », nous dit le journal qui a compté trois mesures fortes : un « gouvernement d'union nationale », la « dissolution de l'Assemblée nationale », et enfin la comparution « devant les tribunaux » « des auteurs des tueries par balle lors des journées de désobéissance civile ». Pour ce qui est d'Ibrahim Boubacar Keïta, précise l'Indépendant, « la Cédéao ne transigera pas sur le maintien à son poste du président, jusqu'au terme de son mandat, en août 2023 ».

Dans Maliweb,Le Pays s'interroge : « Quel sort sera réservé au Mali par la Cédéao ? » « Les contestataires qui observent une trêve de 10 jours à cause de la fête de la tabaski sont dans la dynamique de reprendre les manifestations le 3 août au cas où il n’y aurait pas un consensus sur le processus de sortie de crise. » Mais la Cédéao ne franchira pas la « ligne rouge », la démission du président IBK, « revendication principale du M5 ». Pour Le Pays, « prendre le pouvoir par la rue est un suicide », « seule l'union sacrée avec un projet consensuel pourra aider le Mali à sortir de cette crise ».

En Côte d'Ivoire, la future présidentielle occupe tous les esprits

Et le candidat du RHDP sera connu mercredi, nous dit Fraternité Matin. Annonce du ministre et directeur exécutif du parti Adama Bictogo, pour lequel le nom du candidat ne fait pas de mystère. « Convaincu qu'Alassane Ouattara va accepter la proposition de ses militants, Adama Bictogo fait en sorte de recueillir le maximum de candidatures pour le président ». « Pour lui, avec le résultat du parrainage, on doit être en mesure de dire que le candidat du RHDP gagnera la présidentielle au premier tour. »

De son côté, Lepointsur.com a suivi la convention du PDCI, et nous annonce « qu'Henri Konan Bédié a été élu à 100 % », par les 91 membres de la convention. Un « plébiscite ». « Et aux critiques se rapportant à l'âge très avancé d'Henri Konan Bédié », poursuit Lepointsur.com, l'émissaire du parti Pascal Brou Koffi, estime « qu'il est très lucide malgré son âge. Il a la connaissance et la maîtrise des dossiers du pays. Et ce qui est considéré comme un handicap par les autres est en fait "l'expérience dotée de sagesse" ».

L'âge d'Henri Konan Bédié, 86 ans, il en est également question dans l’Infodrome. « Devant la presse », nous dit-on, Henri Konan Bédié a « donné des assurances sur son état de santé ». « C'est un Bédié plus revigoré que jamais qui s'est confié aux médias. » « Je réunis actuellement toutes mes forces physiques et intellectuelles » a-t-il assuré.

Au Sénégal, un grand nom de la presse vient de disparaître

Il s'agit de Babacar Touré. « Un monument de la presse s'effondre », titre Walf Quotidien, qui revient sur la carrière de l'ancien président du groupe Sud, qu'il avait fondé en 1985. « La naissance de Sud a été une aventure et son développement le fruit d’un engagement dans lequel Babacar Touré s'est donné corps et âme aux côtés de quelques camarades journalistes et professionnels des médias, imprégnés des mêmes valeurs pour un journalisme libéré des contraintes de la pensée unique de l’époque » précise Walf Quotidien.

Babacar Touré avait également été président du CNRA, le Conseil national de régulation de l'audiovisuel. 

La photo de Babacar Touré, également en Une de seneplus.com. « Il a marqué de son empreinte, le paysage médiatique du Sénégal et au-delà ». « La presse sénégalaise est en deuil », nous dit seneweb.com, qui précise que Babacar Touré avait 69 ans.