Du 3 au 11 septembre 2021, se tenait le Congrès de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), véritable baromètre de l’état de la situation de la biodiversité dans le monde. 

Gouvernements, société civile, peuples autochtones, scientifiques et entreprises se sont donc réunis pour définir le cadre des prochaines années pour protéger la biodiversité et l’environnement. Avec plus de 37.000 espèces d’animaux et de plantes sauvages menacés, selon les chiffres de 2021, les projections alarmantes sur l’état des forêts, les défis sont en effet de taille. Surpêche, braconnage, déforestation, pollution de l’eau et des sols... L’activité humaine est en très grande partie responsable de l’érosion de la biodiversité. Dans des régions où les populations vivent essentiellement des ressources de la nature, difficile de ne pas les associer aux politiques de conservation au risque de les couper de leurs moyens de subsistance. Comment protéger l’environnement avec les populations locales ? Comment assurer le développement économique des communautés locales dans des aires protégées ?  

Avec :

Maud Lelièvre, présidente du Comité Français de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature)

Alexis Kaboré, président de l’Association NatuDev au Burkina Faso

Manfred Aimé Epanda, président de l'Association Tropical Forest & Rural development au Cameroun

Un extrait du long reportage de Raphaëlle Constant au Bénin dans la Réserve naturelle communautaire de la Vallée du Sitatunga (diffusion prévue en octobre 2021 sur RFI). 

Notre reporter a embarqué en pirogue sur la rivière Sô avec Joseph Dhossou et Saturnin Amoussou, membres de CREDI ONG. Cette organisation a créé l’aire protégée du Sitatunga en 2005, dans l’idée de s’associer avec la population locale pour trouver des solutions durables. Reportage au cœur de ce bijou de biodiversité : entre forêts, marécages, chants de tourterelles maillées et tisserins gendarmes.