De la femme trop maquillée, «bruyante» et «vulgaire» à la femme voilée forcément soumise à son mari, l’image de la «beurette» colle à la peau des femmes françaises issues de l’immigration maghrébine. Terme apparu dans les années 80 et popularisé par la marche pour l'égalité et contre le racisme, rebaptisée par les médias «marche des beurs», la figure de la beurette a aujourd’hui évolué au gré des polémiques autour du voile, de la loi Burqa ou du scandale du burkini.

Ces femmes naviguent entre les clichés racistes et les fantasmes, alors que le mot «beurette» arrive en tête des recherches sur les sites pornos en France. Rapport à la religion, choix de porter le voile ou non, éducation des enfants, relation aux parents, intimité... Quelle est la vie des femmes issues de l’immigration maghrébine en France ? Comment leur rendre leur place dans la société en dehors des stéréotypes ?

Avec :

- Sarah Diffalah, journaliste à l'Obs, co-autrice de Beurettes, un fantasme français (Seuil)

  • Salima Tenfiche, chercheuse en cinéma à  l'Université Paris Diderot, co-autrice de Beurettes, un fantasme français (Seuil)

- Bouchera Azzouz, autrice, documentariste. Réalisatrice de la trilogie «Nos mères nos daronnes» (DACP, 2014), «On nous appelait beurettes» (O2B Films, 2018), et «Meufs de (la) cité» (Patrick Spica Productions, 2020).

Programmation musicale :

► Imik si Mik - Hindi Zahra

► Ma soeur - Amel Bent, Camélia Jordana et Vitaa.