De 2001 à 2012, l’armée française, engagée en Afghanistan, a recruté près de 800 hommes dont un grand nombre d’interprètes et de traducteurs afin de mener à bien ses missions au sein de l’opération Enduring Freedom (liberté durable).

La plupart, des interprètes, les Tarujman, issus des classes moyennes, éduqués, parlant français et anglais étaient en première ligne pour libérer leur pays faisant le lien entre les soldats et les populations locales. Lors du retrait des troupes françaises (2012 à 2014), ces hommes sont restés en Afghanistan. Sous la menace des talibans, qui les considèrent comme des traitres, les traducteurs réclament le droit d’asile et la protection du pays qu’ils ont servi. Pourtant, les demandes traînent ou sont rejetées. Pour l’heure, près de 260 auxiliaires ont été accueillis en France sur plusieurs phases.

Avec :- Quentin Müller, reporter indépendant, spécialiste du Proche-Orient, co-auteur de Traducteurs Afghans. Une trahison française (La boîte à bulles) et de Tajurman, une trahison française (Ed Bayard) - Illustrateur: Pierre Thyss - Brice Andlauer, journaliste indépendant, co-auteur de Traducteurs Afghans. Une trahison française (La boîte à bulles) et deTajurman, une trahison française (Ed Bayard). Illustrateur: Pierre Thyss- Abdoul-Razeq Adilkhan, président de l’association des anciens interprètes de l’Armée française en Afghanistan, en France, depuis le 16 mars 2016.