Le phénomène des grossesses précoces à l'école n'est pas nouveau au Bénin, mais c'est toujours l'une des plus grandes menaces à la scolarisation des filles.

Entre 2016 et 2020, plus de 9 000 cas de grossesses ont été recensés dans les établissements scolaires publics et privés par le Ministère de l'Enseignement Secondaire, de la Formation technique et professionnelle (2 300 entre 2019 et 2020).  

Au Bénin, le dialogue autour de la sexualité n'existe ni à la maison, ni à l'école. Lorsque les filles tombent enceintes, elles sont pointées du doigt par la communauté, souvent rejetées par la famille et beaucoup finissent par quitter l'école pour assumer leur nouveau rôle de fille-mère. Comment impliquer tous les acteurs de la société pour protéger les enfants et en finir avec le déni ? Quelles solutions pour garantir l’égalité, le droit à l'éducation et faire de cette question des grossesses précoces à l'école un enjeu de développement ? 

Reportage de Raphaëlle Constant à Cotonou, Porto Novo, dans les communautés scolaires, les familles et auprès des acteurs engagés.