Ils manquent dans les salles de classe, du primaire au secondaire. « Nous avons besoin de manuels, si possible édités en Guinée, en nombre suffisant », réclament plusieurs enseignants des écoles publiques de Conakry, où il peut y avoir 1 seul manuel pour 4 élèves, voire aucun manuel du tout dans certaines disciplines. 

Problèmes de stocks épuisés, disparitions inexpliquées, manuels conçus par des maisons d'éditions internationales et non locales, contenu remis en question... Le livre scolaire est, comme dans de nombreux pays ouest-africains, un enjeu crucial pour le système éducatif guinéen. Le tableau noir devient alors l'unique outil d'apprentissage, avec le risque pour les élèves de mémoriser des erreurs recopiées sur leurs propres cahiers.  

Reportage de Charlie Dupiot dans des écoles, l'une publique, l'autre privée, de Conakry, avec des enseignants, des élèves, des bibliothécaires, des éditeurs, l'Institut national de recherche et d'action pédagogique - en charge de la gestion des manuels scolaires - et le ministre guinéen de l'Éducation nationale et de l’alphabétisation, Alpha Amadou Bano Barry.