Reportage à Paris et en banlieue parisienne de Raphaëlle Constant, à la rencontre de mamans qui racontent leur calvaire, leur impuissance et d’acteurs qui luttent contre ce phénomène.
Des adolescentes qui font commerce de leur corps en France, c’est un sujet tabou et méconnu. Et pourtant, pour beaucoup d’éducateurs, policiers spécialisés, travailleurs sociaux, ces rencontres organisées et tarifées se multiplieraient en France depuis cinq ans. Dans les toilettes du collège, sur internet, sur les réseaux sociaux des jeunes filles âgées d’à peine 13 ou 14 ans troquent leur corps, échappent à leurs parents. D’après une étude de l’association Agir contre la prostitution des enfants (ACPE), de 6 000 à 8 000 jeunes filles seraient concernées. Et cette forme de prostitution touche tous les milieux sociaux, des collèges et lycées de cités à ceux des beaux quartiers parisiens. Au cœur de cette prostitution de mineures, le rêve d’être financièrement autonomes, d’être libres. Mais pour la majorité de ces jeunes filles, elles ne se prostituent pas, elles se disent « escorts ». D’autant qu’en France, ce n’est pas un délit ou un crime de vendre son corps.
Des parents esseulés, des services sociaux dépassés et une dérive facilitée par les réseaux sociaux, la prostitution des mineures est un phénomène qui s’amplifie. Comment les sortir de ce milieu ? Comment aider les parents désemparés ?
Avec :

  • Claude Ardid, journaliste, co-auteur du documentaire Jeunesse à vendre produit par l’agence CAPA et diffusé sur France 5 le 18 avril 2018.
  • Nadège Hubert, journaliste, co-auteur du documentaire Jeunesse à vendre produit par l’agence CAPA diffusé sur France 5 le 18 avril 2018.