Les 7 et 28 octobre 2018, les Brésiliens sont appelés aux urnes. A quelques jours de cette élection présidentielle incertaine, focus sur le Brésil avec un reportage de Margot Hemmerich, dans une favela entièrement créée et autogérée par des femmes dans la banlieue ouest de Sao Paulo à Osasco.
Au Brésil entre 2008 et 2014, les loyers ont augmenté de 95% à Sao Paulo et de 132 % à Rio, touchant de plein fouet les familles les plus pauvres. Près de 6 % de la population vit dans des bidonvilles les «favelas», soit plus de 11 millions de personnes selon le dernier recensement (qui date de 2010 et a lieu tous les dix ans). Capitale économique, la métropole de Sao Paulo est la plus touchée, avec 11 % de sa population vivant dans ces quartiers pauvres en périphérie, ou parfois même dans la ville.
Avec
Armelle Enders, professeur d’Histoire contemporaine à l'Université Paris 8, chercheuse à l’Institut d’histoire du temps présent, spécialiste du Brésil.
Et un reportage de Charlie Dupiot.
Laïs Rocha Leao est Brésilienne, elle a 24 ans. Architecte et urbaniste au sein d'un cabinet, elle vit à Curitiba, près de Sao Paulo, au sud du Brésil. Depuis près de deux ans, avec l'ONG sud-américaine «Techo», bénévolement, sur son temps libre, elle collecte des données dans les favelas de sa ville... afin d'alerter les autorités locales sur la nécessité d'y agir ! Charlie Dupiot l'a rencontrée à Bruxelles, à l'occasion des Journées européennes du développement. La militante nous montre l'un des derniers rapports sur lesquels elle a travaillé.