Reconfiner, protéger, sans mettre à l’arrêt l’économie, c’est la quadrature du cercle à laquelle tous les pays européens sont confrontés. Alors que Bruxelles a annoncé une récession de 7% sur l’ensemble du continent.

En France, ce sont les plus précaires qui sont victimes d’une double peine. Ils sont particulièrement vulnérables au Covid, et la pandémie a aggravé leur situation sociale.Dans la banlieue nord de Paris, à Clichy-sous-Bois, une association AC le feu, née lors des émeutes des banlieues en 2005, distribue aujourd’hui des colis. 60 000 colis alimentaires ont été donnés ainsi que des kits bébés. Juliette Rengeval est allée sur place un jour de distribution.

Et Berlin résiste sans doute mieux que ses voisins. Son taux de chômage s’établit à 6,2%, et son PIB qui avait plongé de presque 10% au dernier trimestre, devrait un peu remonter. Mais, en Allemagne, on parle d’une crise pour les femmes, car ce sont elles qui sont les plus touchées par cette crise sanitaire, économique et sociale. Les explications à Berlin de Julien Méchaussie.

Et dans le reste de l’Europe, la situation est aussi préoccupante. Aux côtés des femmes et des précaires, les jeunes sont aussi les plus touchés. Avec Daniel Vigneron du site myeurop.info, nous allons faire un tour de l’Europe sociale. 

Et en Espagne, le chiffre du chômage a passé la barre des 16% pour ce troisième trimestre 2020. La ville de Salamanque, dans l’ouest du pays, un pôle universitaire de renommée mondiale qui attire chaque année 34 000 étudiants venus du monde entier, on s’attend à la catastrophe. Les étudiants, mais aussi les touristes, ont déserté la ville. Chronique d’un désastre annoncé, avec Diane Cambon. 

Au Portugal, le chômage a augmenté de 36% en septembre 2020 par rapport à l’année précédente. Et les indemnités mensuelles ne dépassent pas 400 euros. Résultat : c’est toute une population jusqu’alors épargnée qui bascule dans la pauvreté et qui perd son logement. À Lisbonne, Marie-Line Darcy.