Sensibles, populaires, prioritaires…  ils sont parfois appelés tout simplement les «quartiers», zones urbaines périphériques où les inégalités sont voyantes. Un exemple avec le Covid et cette étude de Santé publique France : Dans les quartiers nord de Marseille, il y a eu près d'un tiers de tests en moins, et d'hospitalisations en plus que dans le reste de la ville ; deux fois plus de risques de développer une forme très grave de la maladie et deux fois moins de vaccination.

Davantage que les initiatives qui pourraient y améliorer la qualité de vie, c’est souvent la violence qui fait parler de ces quartiers défavorisés. Comme en Suède récemment. Les armes à feu circulent en nombre dans les banlieues de Stockholm. Dix-neuf jeunes ont déjà été tués dans des règlements de compte sur fond de trafic de drogue. Début octobre 2021, les habitants de ces quartiers ont manifesté devant le parlement suédois - des mères de famille, surtout. C’est un reportage de Frédéric Faux.

Molenbeek Saint Jean, le nom vous dit peut-être quelque chose. Cette commune défavorisée de la périphérie de Bruxelles a servi de base arrière aux terroristes après les attentats de Bruxelles et Paris. C'est là qu'a grandi et a été arrêté Salah Abdeslam, l’un des acteurs des attentats du 13-Novembre. La commune essaie depuis de se débarrasser de cette image, mais la situation de la population sur place n’a pas beaucoup changé, nous explique Laxmi Lota. 

Quand il s'agit de circuler d'une banlieue à l'autre sans voiture, les moyens sont souvent réduits. C'est le cas en région parisienne, mais passer le permis de conduire y coûte environ 1 500 euros, ce qui n’est pas accessible à tous les foyers. Or, le permis est aussi très utile pour trouver du travail. En Seine-Saint-Denis, une association aide les habitants et surtout les habitantes à se mettre au volant. C'est un reportage d’Alice Rouja.

« En un mot » par Cécile Debarge : de la petite délinquance à la criminalité organisée, le chemin passe souvent par des quartiers laissés à l'abandon. En Italie, une expression se retrouve régulièrement dans la presse, au gré des arrestations de chefs de clans et de boss mafieux, c'est uomo d’onore, homme d’honneur en français. Pourtant, ce qui distingue l’uomo d’onore est rarement sa vertu mais plutôt son talent pour le crime en particulier dans la mafia.

Les touristes font-ils souffrir les baleines ? Curieuse question que se sont posée des chercheurs en Islande. Les excursions en mer pour apercevoir des cétacés font partie des incontournables lorsqu'on a la chance de visiter l’île nord-atlantique. En 2019 avant la pandémie, 364.000 personnes avaient tenté l'aventure. Ces chercheurs tentent donc de déterminer l’impact des navires de tourisme en analysant des hormones contenues dans les gouttelettes d’eau expulsées par l’animal... et qu'on appelle le souffle des baleines. Embarquement à bord d’un petit voilier dans le nord du pays, avec notre correspondant Jérémie Richard.