On vous parle politique ce mercredi 9 septembre dans Accents d’Europe, en commençant par la Biélorussie, ce petit État voisin de la Russie et de la Lituanie. Voilà un mois que les habitants manifestent contre le président Loukachenko, réélu officiellement en août avec 80% des voix.

Président à vie aurait-on envie d’ajouter : il est au pouvoir depuis 26 ans. Mais l’heure du changement à sonné. À Minsk, Andrei Vaitovich a rencontré des manifestants qui ont été arrêtés et violentés par les forces de l’ordre.Le plus jeune opposant russeEt alors que le principal opposant à Vladimir Poutine, le Russe Alexeï Navalny, est sorti de son coma en Allemagne, une autre jeune voix dissidente émerge. Celle d’Egor Joukov, 22 ans. Lors des grandes manifestations de l’été 2019, il avait été arrêté et accusé d’avoir organisé des troubles de masse.

Il a été finalement condamné à trois ans de prison avec sursis pour extrémisme. Il y a quelques jours, le jeune homme a été passé à tabac par un inconnu près de son domicile. Mais pas vraiment de quoi décourager cette figure montante. Portrait signé Etienne Bouche depuis Moscou.Les nouveaux électeurs turcsLa question de la transition politique se pose aussi en Turquie, mais en des termes différents. Voilà 18 ans que le parti AKP, le Parti de la justice et du développement de Recep Tayyip Erdogan, est au pouvoir. Autant dire que toute une génération qui est désormais en âge de voter n’aura connu qu’un seul dirigeant.C'est donc un véritable défi qui s'annonce pour les prochaines élections prévues en 2023 : comment conquérir cet électorat qui penche plutôt pour l’opposition ? C’est le reportage à Istanbul d’Anne Andlauer.La nouvelle figure de l’extrême droite flamandePour le meilleur ou pour le pire, une nouvelle génération de leaders politiques arrive en Europe. Alors qu’on s’attend à de nouvelles élections générales en Belgique pour mettre un terme à la paralysie des institutions, le parti d’extrême-droite flamand, le Vlaams Belang, est donné favori. Il a désormais à sa tête un tout jeune leader, Tom Van Grieken, 33 ans. Son portrait est signé Laxmi Lota.Les lobbies encadrés à BruxellesLe parlement européen est-il vraiment transparent ? Depuis 2019, de nouvelles règles viennent encadrer le travail des députés et leurs relations avec les lobbies. En clair, dès qu’ils sont rapporteurs de loi ou président de commission, tous leurs contacts doivent être publiés.Pour les autres députés, on ne parle que d’incitation.Autant dire qu’il ne s’agit pas d’un détail du travail législatif : on compte environ 11 000 groupes d’intérêt ou lobbies à Bruxelles, qui dépenseraient en tout chaque année un milliard et demi d’euros pour faire valoir leur point de vue. Reportage à Bruxelles de la RTBF signé Myriam Baele.