Le dérèglement climatique, l’engouement des jeunes pour l’activiste suédoise Greta Thunberg, l’effondrement de l’axe droite-gauche, tout concourt à faire des Verts une force incontournable. Les écologistes sont 40% de plus depuis les dernières élections au Parlement européen.

Mais où se situent-ils sur l’échiquier traditionnel ? Progressistes ou conservateurs ? 

En Espagne, c’est curieusement l’extrême droite qui a tenté de verdir son discours lors des dernières législatives.

Notamment en soutenant la chasse, la « caza mayor », comme disent les Espagnols. La chasse au gros. Une chasse de privilégiés, mais qui revendique sa contribution à l’écologie. C’est le reportage en Estrémadure, au sud-ouest de l’Espagne signé Diane Cambon.

Et en Italie, les Verts sont quasi-absents du débat politique. La grande question reste l’économie et la fracture Nord-Sud.

Mais, les jeunes commencent à changer la donne. Ils manifestent nombreux, lors des traditionnels Fridays for Future. De quoi inquiéter la droite. Un jeune penseur conservateur n’a pas l’intention d’abandonner l’écologie à la gauche. Il vient donc de publier un plaidoyer intitulé « Conserver la nature ». Franceline Beretti est allée rencontrer Francisco Giubilei.

Et en France, tout comme en Allemagne, ou au Royaume-Uni, les Verts ont le vent en poupe.

Pour preuve après la conquête de plusieurs mairies emblématiques de l’Hexagone, ils viennent de constituer leur premier groupe, dans la très conservatrice chambre du Sénat. 

Mais sur le terrain, l’écologie doit aussi prouver qu’elle s’intéresse aux quartiers populaires. Juliette Rengeval s’est rendue à Cergy, dans la banlieue nord de Paris, rencontrer des médiateurs sociaux. Pour une fois, on ne leur demandait pas de résoudre des conflits de voisinage, mais de travailler, lors d’un atelier, sur la gestion des déchets.

Difficile de passer à côté de ce petit chef-d’œuvre documentaire. Honeyland, l’histoire d’une femme apicultrice en Macédoine, a remporté le grand prix du prestigieux festival Sundance, il était nominé deux fois pour les oscars 2020. Pourquoi ? Sans doute parce qu’il raconte de manière poétique la communion d’une femme avec ses abeilles et la nature, les montagnes désertiques de Macédoine. Notre correspondant Louis Seiller a été conquis.

(Rediffusion du 29 septembre 2020)