La Commission européenne veut en finir avec les discriminations qui touchent les LGBT. Elle entend faire reconnaître entre États membres les droits parentaux acquis par tous les couples gays et lesbiens. Son plan d’action prévoit aussi de sanctionner tous les actes homophobes.

Une initiative qui ne passera pas inaperçue en Hongrie, où le Premier ministre ultraconservateur Viktor Orban semble poursuivre une stratégie inverse.

Son parti a rédigé une nouvelle Constitution qui définit le mariage comme une union «entre un homme et une femme». Il a aussi interdit le mariage homosexuel et banni les études de genre à l’Université. En mai 2020, son parti a voté une loi qui empêche les transsexuels de faire reconnaître légalement leur nouvelle identité sexuelle. Auparavant, les personnes transgenres et intersexes pouvaient changer de nom et obtenir des papiers correspondant à leur identité de genre.

La vie de deux transsexuelles dans la Hongrie d’Orban

Conséquence de cette nouvelle loi, des transsexuels quittent la Hongrie pour s’installer dans des pays européens plus libéraux. Florence La Bruyère est allée à la rencontre de deux femmes transsexuelles qui ont choisi de rester en Hongrie.

Les timides avancées de la Lettonie

Alors que seuls 13 pays membres de l’Union Européenne autorisent les mariages entre personnes de même sexe, en Lettonie, dans le nord-est de l’Europe près de la Baltique, une union civile pour les personnes homosexuelles n’est toujours pas à l’ordre du jour. Le Parlement vient d’en rejeter le principe. Mais, la Cour constitutionnelle vient de prendre une décision symbolique. Dans un couple homoparental, le deuxième parent a droit à un congé suite à la naissance de son enfant. Tout comme dans les couples hétérosexuels. Cette victoire a un visage celui d’une avocate d’affaires de 41 ans qui a porté ce combat. Son portrait signé Marielle Vitureau.

Un procès exemplaire en Turquie

Et aux frontières de l’UE, en Turquie, les transgenres sont régulièrement victimes de violences. Mais, la Cour d’assises d’Izmir a rendu là encore un verdict exemplaire. Elle a condamné un policier à la prison à vie pour le meurtre d’une transsexuelle en janvier 2019. Une condamnation qui était très attendue par la communauté LGBTI du pays. Récit des faits, avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer.

Le cauchemar des homosexuels tchétchènes

C’est un  documentaire unique en son genre. «Silent Voice», de Reka Valerik raconte l’exil politique d’une jeune homosexuel tchétchène en Belgique.

Dans cette République du Caucase intégrée à la Fédération de Russie et dirigée d’une main de fer par Ramzan Kadyrov, le pouvoir poursuit ses opposants jusqu’en dehors de ses frontières.

En 2017, le journal Novaïa Gazeta avait publié une enquête terrifiante sur les sévices infligés aux homosexuels : victimes de guet-apens, arrêtés, enfermés puis torturés dans des lieux gardés secrets. En Tchétchénie, l’homosexualité est un tabou absolu. Étienne Bouche a vu pour nous ce documentaire percutant. Il a été présenté, à Amsterdam, dans le cadre du Festival IDFA.

Chronique En un mot

En Espagne, «Moro» veut dire Maure et bien d’autres choses…

ET pour notre chronique En un mot, nous choisissons toutes les semaines un mot étranger parfois étrange qui fait partie du langage courant de nos voisins, et notre choix s’est porté cette fois sur Moro. En espagnol, le nom vient historiquement des maures et il désigne aujourd’hui toutes les personnes originaires du Maghreb, souvent de manière péjorative. C’est la chronique de Diane Cambon.