Près de deux mois après le début de l'invasion russe, les 4 millions d'Ukrainiens qui ont fui, à la hâte, la guerre et leur pays, doivent souvent faire le deuil d'un retour rapide chez eux, dans leur vie d'avant. Quand le temporaire devient durable - c'est ce qui se passe notamment en Roumanie. Le pays voisin de l'Ukraine qui était, au départ, plutôt un pays de transit pour la plupart des réfugiés, devient peu à peu un pays d'accueil. Face à l’enjeu de l'intégration de ces milliers d'Ukrainiens, le soutien de la société civile et des autorités roumaines ne faiblit pas, au contraire. Juliette Gheerbrant s'est rendue en Transylvanie, dans l’ouest de la Roumanie où toute la région s'est mobilisée.

Depuis le début de la guerre, le 24 février 2022, plus de 40 000 Ukrainiens ont choisi de poser leur valise en Lituanie. La moitié d'entre eux sont des enfants qui ont tous besoin d'être scolarisés. Comment faire face à cet afflux massif et assurer une continuité pédagogique, notre correspondante, Marielle Vitureau s'est rendue dans trois écoles de la capitale Vilnius pour voir comment le système éducatif lituanien s'est adapté à cette situation inédite.

Autre enjeu majeur pour les pays frontaliers de l'Ukraine et de la Russie, celui de leur sécurité. Le sud de la Roumanie abrite, depuis 2016, un bouclier antimissile de l'Otan censé intercepter toute attaque provenant d'Iran ou de Russie. Très critiqué par Vladimir Poutine qui y voit une menace pour la sécurité de son pays, qu'en pensent les Roumains sur place, se sentent-ils mieux protégés ? Notre correspondant Benjamin Ribout s'est rendu à Deveselu, une petite bourgade de 3 000 habitants située à une trentaine de km du Danube, et qui accueille cette installation de l’Otan.

Vincent Théval nous présente le projet Kemana de Serena Ferrara et Simone Mor dans sa chronique musicale du vendredi.

(Rediffusion du 15 avril 2022)