Laisse-t-on une plaie ouverte ? A priori non. Mais apparemment pour certaines blessures, le passage du temps est nécessaire pour un jour espérer guérir. En cette fin de quinquennat, le président français, Emmanuel Macron, accélère les gestes d'apaisement. Des responsabilités de la France au Rwanda à la restitution des biens pillés à l'époque coloniale, ou encore la demande de pardon aux harkis, Emmanuel Macron multiplie les gages d'une volonté de normalisation avec l'Afrique. 

Mais comment soigne-t-on une plaie laissée ouverte ? Comment trouver le bon mot ? Le bon geste? La bonne politique ? 

Et comment font les autres anciennes puissances coloniales ?  

Pour en débattre :

- Jean-Louis Georget, professeur à La Sorbonne Nouvelle, directeur d’un Cereg (Centre d’études et de recherche sur l’espace germanique), chercheur associé à l’Ehess et rédacteur en chef-adjoint de la revue Allemagne d’aujourd’hui 

- Maria-Benedita Basto, maître de conférences en Études lusophones, spécialiste de l'histoire et de l'analyse politique de l'Afrique lusophone contemporaine  

- Nicolas Bancel, historien, professeur à l’Université de Lausanne, spécialiste de l'histoire coloniale et postcoloniale.