Ils ont été élus, mais pas pour ça. Aucun dirigeant des démocraties occidentales ne s'attendait à devoir faire face à une crise comme la pandémie de coronavirus.

Tous s'y sont attelés avec des moyens, des discours et des résultats très variables en termes sanitaires, mais tous font face à des conséquences politiques plus ou moins importantes en termes de popularité.Emmanuel Macron en France, Donald Trump aux États-Unis ou Boris Johnson au Royaume-Uni perdent des points dans les sondages. Des préoccupations qui touchent évidemment moins les dirigeants autoritaires. Le coronavirus affaiblit-il les dirigeants des démocraties et les démocraties elles-mêmes ? C'est la question du jour. 

Pour en débattre :- Jean-François Bouthors, essayiste, journaliste, collaborateur de la revue Esprit,  éditorialiste à Ouest-France. Co-auteur avec le philosophe Jean-Luc Nancy de "Démocratie ! Hic et Nunc" aux éditions François Bourin et aussi d'une tribune dans le journal Le monde, Coronavirus : « Seule la démocratie peut nous permettre de nous accommoder collectivement de la non-maîtrise de notre histoire »- Vincent Martigny, professeur en science politique à l'Université de Nice et l’École Polytechnique, chercheur associé au CEVIPOF, membre du Comité de rédaction de la revue trimestrielle Zadig et du 1 hebdo. Auteur de nombreux livres, dont le "Retour du prince", aux éditions Flammarion.