Vantée par le gouvernement français, l’application de traçage numérique StopCovid devrait être disponible à partir de mardi prochain (2 juin 2020), dans le cadre de la deuxième phase du déconfinement.

Cet outil téléchargeable sur smartphone doit permettre de déterminer si une personne a pu être en contact avec un malade du coronavirus. Mais StopCovid soulève de nombreuses questions liées au respect des libertés : pour la mise en œuvre d’une telle application, quelles données seront récoltées ? À quelles fins ? Les détracteurs comparent StopCovid à un bracelet électronique. Quelles doivent être les limites au nom de la lutte contre le Covid-19 ? C’est la question du jour.

Pour en débattre :- Philippe Bas, sénateur (LR) de la Manche, président de la Commission des lois, président du comité de suivi de l’état d’urgence sanitaire- Éric Filiol, expert en cryptologie et virologie informatique. Il enseigne à l'École nationale supérieure d'ingénieurs de Bretagne Sud (ENSIBS) et à l'Université de Moscou- Kamel Ajji, doctorant en Droit à Paris 2 Panthéon-Assas et chercheur affilié à l'informatiion Society Project de Yale.