Les Algériens sont appelés aux urnes aujourd'hui (12 décembre 2019) pour élire leur nouveau président. Le scrutin qui doit désigner le remplaçant d'Abdelaziz Bouteflika a déjà été reporté deux fois.

Mais, ce n'est pas parce qu'ils sont appelés à voter que les Algériens se déplacent, car le mouvement de protestation qui s'exprime tous les vendredis, depuis février, récuse non seulement les cinq candidats, tous très marqués années Bouteflika, mais l'ensemble du système politique.L'armée en revanche, tient manifestement beaucoup à ce qu'un président soit élu pour retrouver le cadre constitutionnel, en clair pour revenir à la normale. Algérie, une élection présidentielle pour rien ? C'est la question du jour.

Pour en débattre : - El Mouhoub Mouhoud, professeur d'Économie et vice-président de l'Université Paris-Dauphine- Pierre Vermeren, historien, professeur d'Histoire contemporaine à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Spécialiste du Maghreb et des mondes arabo-berbères. Auteur du livre « Dissidents du Maghreb », éditions Belin- Madjid Makhedi, journaliste politique au quotidien El Watan (Téléphone).