Une femme est tuée tous les deux jours par son compagnon ou ex-compagnon, cette année, en France.

Les chiffres, en hausse par rapport à l’année précédente, sont régulièrement répétés par les associations et les membres du gouvernement, notamment à l’occasion du lancement du Grenelle sur les violences conjugales en septembre 2019.

Pourtant, la justice française se trouve bien souvent incapable de prévenir les féminicides. La ministre de la Justice a admis avant-hier (17 novembre 2019) : « Ça ne va pas. La chaîne pénale n’est pas satisfaisante. » La situation est d’autant plus inquiétante que d’après un rapport remis dimanche, près des deux tiers des victimes de féminicides avaient déjà subi des violences conjugales.

Pourquoi la police et la justice n’arrivent-elles pas à mieux prendre en charge les victimes et à limiter le nombre de féminicides ?

Avec :- Carole Pascarel, avocate, vice-présidente de l’association Lawyers for womenet membre du Conseil national des Barreaux- Ynaée Benaben, fondatrice d’En avant toute(s), elle accompagne les jeunes victimes de violences sexistes et/ou sexuelles grâce à un tchat en ligne sur le site de l'association, anonyme, sécurisé et gratuit.