L’économie des brevets dont Éco d’ici Éco d’ailleurs traitait, la semaine dernière, n’est pas étrangère à la situation économique internationale. La détention de brevets est l’objet d’âpres batailles dont les mastodontes de l’économie mondiale sont souvent les vainqueurs.

Google, Apple, Facebook, Samsung, Huawei, Total, ces noms-là vous sont connus. Vous savez que ce sont de grandes entreprises, qu’elles sont puissantes et que, quand vous en avez les moyens, vous avez recours à ce qu’elles vous proposent pour organiser votre vie quotidienne. Vous savez aussi que de nombreux économistes étudient le comportement de ces compagnies, riches et puissantes, très puissantes, hyperpuissantes, hyper dangereuses peut-être. 

Et on s’arrête sur ce mot parce que «les entreprises hyper-puissantes» est le titre d’un livre publié aux éditions Odile Jacob et dont l’auteur, François Lévêque est à notre micro aujourd’hui. François Lévêque est professeur d’Économie au sein de la prestigieuse École des Mines de Paris, aujourd’hui, mondialisation oblige, on dit «Mines Paris Tech PSL Universités».

Virgile Chassagnon est professeure d’Économie à l’Université Grenoble-Alpes. Il y dirige l’École doctorale d’Économie. Plusieurs livres à son actif dont celui qui est le plus en rapport avec cette émission date de 2018. Son titre est sobre «Économie de la firme monde». Ce livre est publié aux Éditions De Boeck Supérieur.  

Direction Séoul en Corée du Sud où les héritiers du fondateur de Samsung règlent en ce moment une ardoise de neuf milliards de dollars de droits de succession. Après le décès en octobre 2020 de Lee-Kun-Hee, ils sont contraints de vendre la collection de tableaux de maîtres Picasso Monet Dali que l’homme le plus riche du pays avait accumulés. Lee-Kun-Hee pouvait se le permettre. Samsung pèse en effet à elle seule 20% de la richesse économique de la Corée du Sud, la 12e économie mondiale.  

Un reportage Éco d’ici Éco d’ailleurs signé Nicolas Rocca à Séoul.

 

Ces firmes-mondes, ces hyper entreprises s’installent où leurs intérêts les mènent. Parmi les critères qui entrent en ligne de compte, il y a l’importance des impôts. Ces sociétés appellent cela du frottement fiscal. Moins il y a d’impôts et mieux c’est. Certains États en ont fait un axe de leur politique pour faciliter l’arrivée des capitaux. Mais la volonté de Joe Biden et de quelques autres d’imposer partout dans le monde un impôt minimum de 21% pour les entreprises complique cette stratégie. Exemple avec ce qui se passe et se dit à Port-Louis, la capitale de l’île Maurice.

Un reportage Éco d’ici Éco d’ailleurs signé Abdoollah Earally.