« Il y aura dans l’histoire économique mondiale -a dit il y a quelques jours le ministre français Bruno Le Maire- un avant et un après coronavirus ». Est-ce si certain ? Le Covid-19 serait-il un symptôme du dysfonctionnement de la mondialisation capitaliste ?

Les attentes des populations envers des systèmes de santé au bord de l’asphyxie et les efforts massifs consentis pour venir en aide aux malades, aux personnes en chômage partiel, aux parents qui restent chez eux pour garder les enfants, à ceux qui prennent le risque de continuer à travailler aussi, signent-ils un retour en force de l’État, État-providence, État brancardier et, demain, État réanimateur d’une croissance en asphyxie ?Cette crise sanitaire, sociale et économique accouchera-t-elle d’un nouveau keynésianisme, d’une politique économique de dépenses massives pour soutenir l’activité, quitte à voir exploser les déficits et la dette ? Bref, l’économie-monde est-elle en train de changer durablement de paradigme et de logiciel, ou la parenthèse sera-t-elle vite refermée ?

Pour en débattre, trois économistes : - Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes (France) ;- Kako Nubukpo, ancien ministre togolais de la Prospective et de l’Évaluation des politiques publiques ;- Christophe Ramaux, maître de conférences à l’Université Paris 1, chercheur au Centre d’économie de La Sorbonne, membre du think tank des Économistes atterrés.

 

Dossier de Marine de la Moissonnière sur l'impact de la crise sur la filière du coton.

Son de Robin Guittard, porte-parole en France de l’ONG OXFAM, qui demande un plan Marshall planétaire pour la santé publique (propos recueillis par David Baché).

Focus de David Baché sur la situation délicate d'une PME dans le secteur du bâtiment en région parisienne. Pour elle, l'alternative est claire : la perfusion ou la mort.