L’épidémie de Coronavirus frappe les centres économiques vitaux de tous les pays. Après la Chine, après l’Europe, ce sont les États-Unis qui sont en première. Bientôt, ce seront les pays africains.

Face au ralentissement, pour ne pas dire à l’arrêt de l’économie pour cause de confinement généralisé, les gouvernements qui en ont les moyens multiplient les plans de soutien à l’économie. Le dernier plan en date est américain, 2 000 milliards de dollars. De leur côté, les banques centrales en Europe, en Inde, aux États-Unis, en Afrique utilisent les moyens qui sont les leurs pour soutenir l’activité. Quelle est l’importance de ce que font ces banques ? Où en est l’économie américaine ?

Tels sont les deux sujets développés au cours de cette émission, avec l’aide de trois invités :

  • Jézabel Couppey-Soubeyran, maître de conférence en Économie à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Elle est également conseillère éditoriale au CEPII, un des grands centres de recherche en Économie internationale ici à Paris

  • Gilles Dufrénot, professeur d'Économie à l'Université Aix-Marseille, membre de l'École d'Économie de Marseille. De 2004 à 2008, Il a été conseiller du commissaire chargé des politiques économiques au sein de l'UEMOA, l'Union économique et monétaire ouest-africaine

  • Emmanuel Jessua, directeur des Études chez Rexecode, institut privé d’études économiques considéré comme proche des milieux d’affaires et du patronat français.

►Reportage

Au Texas, le confinement n’est pas instauré dans tout l’état. Chaque ville (et chaque comté) décide elle-même. Mais l’impact de la pandémie sur l’économie est bien visible. Dans de nombreuses villes (comme Dallas, Austin ou Houston), seules les activités essentielles ont le droit de fonctionner. Parmi elles on trouve l’alimentation, les banques, mais aussi l’énergie. Car l’économie texane repose plusieurs piliers: la finance (à Dallas), les nouvelles technologies (à Austin), l’élevage (dans l’ouest) mais surtout et avant tout le pétrole. Car le Texas est le plus grand producteur d’or noir aux Etats-Unis. Avec un prix du baril au plus bas, l’économie texane vacille. Un reportage signé Thomas Harms.