Bruna Flaibani produit des vins artisanaux. Sur son petit domaine, de la vigne à la cave, tout le travail est réalisé à la main. Taille, vendanges mais aussi bâtonnage, roulement des barriques de chêne, fermentation, mise en bouteille… Mosaïque sonore de la vie d’une vigneronne amoureuse de la terre, jusqu'à la dégustation de son vin délicieux.  

Bruna Flaibani cultive environ cinq hectares de terre entre bois et collines, près de Cividale, dans les vallées du Natisone, en Italie. Productrice d'un vin d’excellence, cette héritière d’une cave familiale s'est lancée dans le métier avec passion et a obtenu depuis quelques années un label Bio. Aujourd’hui, elle s’oriente vers la biodynamie. Le Tocai Giallo, le Pinot Grigio Ramato et surtout son Schioppettino rouge, cépage le plus rare du Frioul, lui assurent cette réputation de vins d'exception. 
 Être paysanne, pour moi, c'est avoir une relation directe, viscérale, avec la terre, et en prendre soin, comme des êtres humains. Il faut savoir l’écouter, et aussi faire confiance à son intuition. S’occuper de la terre, c'est préparer l'héritage de ses enfants et de leurs enfants après eux… Si elle est traitée avec respect, elle est plus nourrissante encore  
Présentation de la série « Les sons de la terre »

À travers le quotidien de quatre agricultrices, cette série retrace la culture paysanne des vallées du Natisone et la vie passée d'un de ses villages : Topolò.

Rétives à l’industrialisation de l’agriculture par leur nature même, les vallées du Natisone, dans le Frioul, à la frontière de l’Italie et de la Slovénie, ont aussi été marquées par une émigration massive. Dans ce territoire déserté, où les bois recouvrent les terres autrefois cultivées, quatre femmes, de générations différentes, ont fait le choix de rester ou de revenir, pour pratiquer une agriculture respectueuse de l’environnement.

Élevage de chèvres ou de vaches, viticulture, récolte d’herbes sauvages et préparation de recettes traditionnelles… : la série « Les sons de la terre » les accompagne de l’aube à la nuit. 

« Les sons de la terre », série réalisée et présentée lors de la 27e édition du festival Stazione di Topolò/Postaja Topolove, a donné lieu à des écoutes et à des créations visuelles collectives avec les habitants et les festivaliers. 

Tous les enregistrements de cette série ont fait l’objet de séances d’écoute, d’ateliers et de présentations publiques dans le cadre du 27e festival d’art international Stazione di Topolò /Postaja Topolove. À partir des sons du quotidien des agricultrices, collectés et édités par Monica Fantini et Luca Rullo, les artistes Elena Rucli et Laura Savina, membres du collectif Robida, ont réalisé des créations visuelles et animé des ateliers de peinture avec les festivaliers. Un travail collectif restitué à travers des mosaïques, qui illustrent aujourd’hui les épisodes.

Le festival Stazione di Topolò/Postaja Topolove 

Rencontres, concerts, danse, installations sonores, séances d’écoute, lectures, conférences, expositions… : fondé en 1994 par un collectif d’habitants qui y résident encore, le festival international d’art Stazione di Topolò/Postaja Topolove transfigure chaque été en juillet ce village déserté de moyenne montagne, à la frontière de l’Italie et de la Slovénie. Accueillis en résidence, des centaines d’artistes du monde entier sont invités à y investir les lieux pour échanger, créer et se produire. Les propositions artistiques du festival résonnent toujours avec le territoire et sa symbolique, liée à la frontière, l’étranger, l’absence, l’omniprésence du bois et la renaissance.

Le collectif Robida

Depuis 2014, de jeunes artistes, résidant à Topolò et réunis au sein du collectif Robida, s’associent au festival. Alliant leur attachement à cette terre à leur art, ils publient des revues d’art, de poésie − en italien et en slovène −, réalisent des installations et organisent des projections et des promenades sur les sentiers forestiers secrets autour du village.

Écouter le monde : une plateforme participative pour envoyer des cartes postales sonores

Écouter le monde est une émission radiophonique en miniature, en réécoute en podcast ici, mais aussi une plateforme sonore participative consacrée à l’écoute et à la création sonore. Elle archive et met à disposition en libre accès plus de 200 enregistrements sonores envoyés du monde entier, et propose aussi des cartes postales sonores

Chaque épisode de cette série se décline ainsi en carte postale sonore et numérique, composée d’un son et d’une image, laquelle a été inspirée aux artistes Laura Savino et Elena Rucli par les fragments sonores de la vie quotidienne des vallées du Natisone. Des cartes à envoyer depuis votre ordinateur ou votre smartphone, avec un message personnalisé…

Découvrez la carte postale sonore lié à cet épisode ici

Equipe de production – Unité de création – RFI

Conception et réalisation : Monica Fantini

Prise de son : Monica Fantini et Luca Rullo

Financé par le programme IMCAP de l’Union européenne

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